15 septembre 2008
Un histoire d'amour
J'ai recontré titine en juin 2005. Comme mon homme, j'ai d'abord vu des photos, et après on s'est vu en vrai.
Titine c'est un DR, ça vaut dire très haut, j'ai voulu grimper (juste poour voir) et si tu mes pas le pied sur le cale pied, tu peux pas monter.

Un DR, celui ci Suzuki, 650. C'est un trail ! Ca veut dire qu'avec ça, tu coupes les ronds points et tu fait du Tout terrain. Vive la boue !

Voici la petite soeur, la 125 suzuki. Une petite titine bien drole aussi.

Alors à gauche Titine d'Antoine-mon homme, Tiger de Gwen, KTM d'Antoine2 et Tiger de Bouba. (Mon deusieme pilote, la plus jolie becane pour le TT)

On dirait pas que je suis platrée et en tongs ...
Avec Mon Dragon, la becane c'etait neige, pluie, vent. peut importe. Il fallait qu'on roule.
Bon la moto est restée en Bretagne faut de moyen pour la remonter. Alors depuis 20 mois (j'ai fait un petit peu de moto avec Bidon Tout Rond) je ne suis pas allée jouer de l'accelerateur !
Et ça me manque.
Peut etre au point de passer une annonce pour qui m'e promenerai ...
Bon, sinon je peux aussi passer mon permis et me debrouiller pour le reste !
Haya Power, Suzuki dans mon coeur
04 août 2008
Madame Hayabusa
Chacun son trip' me direz vous.
Moi je suis amoureuse d'une Hayabusa. C'est comme ça, ça doit etre mon coté lesbienne qui ressurgit !
Je vous montre la bête que j'espère acquérir un jour.
Apparue en 1999 comme un OVNI franchissant allégrement la barre des 300 km/h, la Suzuki GSX 1300 R Hayabusa reste aujourd’hui une des rares motos jamais fondamentalement remaniée par son constructeur depuis sa sortie. Améliorée, oui, bariolée de multiples coloris plus ou moins réussis, oui, mais retravaillée en profondeur, jamais !
Faisons connaissance...
Le bouilleur de 1 300 cm3
développé spécifiquement pour cette machine
reste aujourd’hui un cas à part dans le monde des très
grosses cylindrées "grand public".
Routière ? Hypersport ? Engin inexploitable sur route ? Une chose est sure : avec ses 220 kg à vide, mieux vaut ne pas mesurer 1m50 pour 40 kg car sinon la "buse" risque de devenir très vite ingérable ! Le carénage, très imposant, offre une protection contre l’air imparable, fruit de très longues heures d'études en soufflerie. La bulle, en revanche, révèle rapidement ses limites si l’on mesure plus de 1m80. Les grands gabarits auront intérêt à la remplacer par un équivalent MRA (entre autres), parfaitement adaptable.
Concernant les commodos, rien à signaler : c’est du Suzuki. A la fois complets et simple, ils sont dotés d’un "warning" appréciable. Le starter est manuel. Le tableau de bord se compose principalement de deux énormes compteurs (tachymètre et compte-tours) sur fond noir, rétro-éclairés rouge.
Pour l’anecdote, depuis 2001, les célèbres compteurs gradués à 350 km/h (les premiers du genre sur une machine grand public) ont laissé la place à un compteur butant à 300 km/h. Esthétiquement, ça ne change pas grand chose... Mais moralement, les puristes ne s’en sont toujours pas remis ! A noter que la Kawasaki ZX 12R, grande rivale de l’Hayabusa, a subi le même lifting hypocrite...
Les Bridgestone BT 56 livrés d’origine s’avèrent efficaces. En effet, parmi les rares modèles de monte homologués pour ce type de machine, le BT 56 est certainement le plus polyvalent et donc le plus approprié pour débuter sur cette moto. Le freinage, avec un étrier avant six pistons, est en revanche franchement insuffisant. A moins d’essorer vigoureusement la poignée comme un trappeur canadien, on évitera les freinages tardifs à la corde ! Concernant l’arrière, il pourra à la limite servir de ralentisseur, mais pas davantage. On pourra donc dans un premier temps changer le couple durits + plaquettes, mais pour aller plus loin il faudra envisager un changement complet du système, avec en plus maître cylindre + étriers, voire disques pleins. Efficace, mais onéreux...
A noter enfin que l’Hayabusa est livrée d’origine avec un dosseret de selle, une poignée de maintien et un siège passager. A vous de choisir la configuration adaptée à votre conduite. La selle est confortable et le duo est excellent, de quoi abattre plusieurs centaines de kilomètres sans la moindre courbature. Les poignets du pilote ne sont pas trop mis à contribution non plus, grâce à une position de conduite mi-sportive mi-routière.
Et ça roule ?
Assurément ! Avec 11,6 Nm de
couple (!!!) répartis sur 11 500 tours avant la zone rouge,
Suzuki nous livre un moteur plein sur l’ensemble de sa plage
d’utilisation. A nouveau, on est donc davantage dans une
configuration routière que réellement hypersport, où
la puissance se trouve souvent uniquement haut dans les tours. Ici,
on repart sans problème en 6ème sur un filet de gaz à
2 000 tours. Embrayage et boîte de vitesses souples, précis,
position du pied optimale : rien à redire concernant le
pilotage. La direction repose sur une fourche inversée de 43
mm de diamètre au traitement cuivré du plus bel effet.
Elle est assistée par un amortisseur de direction de série.
La maniabilité est aisée, mais ne comptez tout de même
pas vous faufiler entre les voitures, ce n’est pas un Vespa ! De
plus le moteur, par sa surchauffe rapide (compensée par un
ventilateur qui se déclenche très - trop ? - tôt,
vous rappellera qu’il a tout de même besoin d’avaler du
kilomètre pour s’exprimer. Enfin, l'expérience montre
qu'une Hayabusa de 10 000 km chauffe moins vite qu'une neuve.
Le confort de l’Hayabusa ne doit cependant pas faire oublier son caractère diabolique : 175 ch en version libre et un record du monde de vitesse établi à plus de 357 km/h sur une Hayabusa turbo en 2002 par Nicolas Brisset... A 200 km/h (sur autoroute allemande naturellement !), le moteur ronronne tout juste tranquillement à 6 700 tr/mn ! Les deux gros pots procurent un bruit agréable et sourd, même si une ligne Akrapovic peut optimiser le rendement à la sortie du collecteur, grâce à un 4 en 2 spécialement développé pour l’Hayabusa.
Face aux hypersports du marché (GSX-R 1000, R1, RSV 1000, etc.), l’Hayabusa se fera systématiquement déposer au départ arrêté, du fait de son poids et du temps de réaction de son moteur trop poussif bas dans les tours. Pour autant, sur la moindre ligne droite, le GSX 1300 R rattrape tout ce qui roule sur cette planète, à l’instar d’une fusée : lourde à lancer, mais passés 250 km/h, n’espérez pas la voir ailleurs que (loin) devant vous ! Et attention à votre permis : la version libre permet d’atteindre 250 km/h sans aucun problème et réserve même 50 à 80 km/h (compteur) supplémentaires...
S'agirait-il donc uniquement d’une machine de circuit ? En respectant les limitations sur route, l’Hayabusa consomme environ 6 litres aux 100, soit une autonomie de 250 km. En enclenchant le mode sportif, elle avalera plus de 8 litres aux 100 et vous contraindra à chercher une station tous les 200 km !
Sur route mouillée, aucun problème de stabilité à déplorer avec la monte d’origine. Attention toutefois au freinage, que l’on a tendance à essorer faute de mordant et tout simplement d’efficacité. Mais à force d’essorer on finit par bloquer l’avant, ce qui n’est pas nécessairement des plus agréables pour qui n’est pas équilibriste professionnel...
C’est assurément l'une des motos les plus chères du marché à ce jour dans la catégorie routière. Intemporelle, atypique, définitivement à part dans le monde de la moto, l’Hayabusa reste une fusée recommandée aux pilotes expérimentés - ou à tout le moins avisés et conscients ! Le site de l’Hayabusa Club de France déplore malheureusement un nombre régulier de vols, le plus souvent des "commandes" à destination de l’étranger. Il faut reconnaître à Suzuki le mérite d’avoir osé concevoir une moto unique, pas nécessairement rentable pour la firme nippone (moins de 500 exemplaires sont vendus en France chaque année), mais qui reste le fer de lance d’une conception passionnée de la moto : déraisonnable, onéreuse, jouissive, capricieuse, emblématique... et mythique !
Suzuki GSX 1340 R Hayabusa : le bonheur est dans la démesure !
Dix ans après son lancement, la sulfureuse Hayabusa est bien décidée à conserver son titre de moto la plus rapide du monde. Encore plus puissante, encore plus rapide, encore plus agressive, mais toujours aussi maîtrisable, la version 2008 impose toutefois un minimum de retenue pour conserver ses points de permis.
Parmi toutes les motos lancées
au cours de la dernière décennie, la Suzuki Hayabusa
(faucon pèlerin en japonais) est très certainement
l’une de celles qui a fait couler le plus d’encre lors de son
lancement. Car même si, en 1998, la vitesse était un peu
moins sévèrement réprimée qu’aujourd’hui,
elle était déjà suffisamment mal vue pour que la
commercialisation d’une moto de série, capable pour la
première fois de dépasser 300 km/h, n’apparaisse pas
comme de la pure provocation.
Du coup, les responsables de Suzuki
font aujourd’hui preuve d’une sage retenue en se contentant de
préciser, que ce soit dans les dossiers de presse, les fiches
techniques ou les catalogues, que l’Hayabusa version 2008 est
capable de rouler à plus de 200 km/h. Rajoutez simplement 120
malheureux petits km/h à ce chiffre bien modeste pour passer
d’une langue de bois imposée par les circonstances à
la réalité vraie !
Sculptée par le vent
!
Lors de sa première apparition, l’Hayabusa en
a séduit beaucoup, et en a dérouté certains, à
cause de ses lignes incomparables générées par
la recherche d’une pénétration dans l’air maximale.
Le résultat, une machine qui semblait à la fois longue
et ramassée, effilée et trapue, voire boursouflée
pour les plus mauvaises langues. Pour la version 2008, ce sont de
longues heures passées en soufflerie, pilote « à
bord » qui ont dicté les modifications apportées
à son habillage. Celui-ci a été « lissé
» un peu plus encore de manière à faire
idéalement glisser l’air par-dessus le pilote… à
condition, bien sûr, que ce dernier se couche sur le réservoir.
Et pour lui permettre de s’effacer au maximum derrière une
bulle du carénage relevée de 1,5 cm, le réservoir
a vu sa hauteur sensiblement réduite, ce qui lui fait perdre
au passage 1 litre de contenance.
En terme d’esthétique
pure, les autres modifications touchent la face avant qui adopte un
phare plus large, style GSX-R, encadré de deux profils en aile
d’avion intégrant les clignotants et les prises d’air. La
même inspiration aéronautique touche également la
partie arrière au niveau des deux excroissances qui, sous le
dosseret de selle (ou la selle passager) intègrent également
les clignotants. De profil, on note le nouveau dessin plus harmonieux
des extractions d’air qui percent le carénage ainsi que le
montage de nouveaux pots d’échappement dont la section
triangulaire favorise les prises d’angle les plus généreuses.
Une partie-cycle peaufinée
De
petites modifications touchent également la parti-cycle qui
gagne un bras oscillant arrière renforcé et une fourche
avant inversée à revêtement antifriction. Le
cadre en aluminium se prolonge à l’arrière par une
boucle en tube d’acier dont la section rectangulaire permet
d’augmenter la capacité de charge. Les grands disques avant,
auparavant pincés par des étriers à six pistons,
sont remplacés par des disques plus petits qui réduisent
l’effet gyroscopique et dont l’efficacité est renforcée
par le montage désormais radial d’étriers TOKICO à
quatre pistons.
Plus complet mais toujours parfaitement lisible,
le tableau de bord à cinq cadrans circulaires intègre,
en plus des informations classiques, un indicateur programmable de
tr/min par LEDs, un témoin du rapport engagé (bien
utile avec un moteur qui pousse aussi fort en troisième qu’en
sixième !) et un indicateur du mode de gestion moteur choisi
par le pilote parmi les 3 « mappings » qui lui sont
proposés. On verra plus loin que ce système baptisé
S-DMS (Suzuki Drive Mode Selector), issu de la compétition et
emprunté aux sportives GSX-R 1000 et 600, n’a qu’une
utilité limitée sur les versions importées en
France en raison du bridage imposé par la législation
française aux motos les plus puissantes.
Un bridage castrateur… mais
pas trop !
Revu en profondeur (pistons en alliage
d’aluminium, soupapes en titane, doubles injecteurs, revêtement
antifriction sur les cylindres et les segments, taux de compression
qui passe de 11 à 12,5/1…), le quatre cylindres en ligne de
l’Hayabusa gagne 42 cm3 (1.340 cm3 au lieu 1.298) grâce à
une augmentation de son alésage et voit ainsi sa puissance
passer de 175 à 197 ch.
Mais si cela est vrai dans tous
les pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis où il se
vend plus de 9.000 Hayabusa chaque année, il n’en est pas de
même chez nous où il faudra se contenter des 106 ch
réglementaires et d’une vitesse de pointe de 280 km/h
environ au lieu de 320 ce qui constitue un plus indéniable
pour la sécurité, vous en conviendrez !
Allez, on
se console vite en constatant que le bridage de l’Hayabusa n’a
rien de catastrophique tant le couple maxi de son moteur reste
énorme, même s’il passe, toujours à cause du
bridage, de 15,8 mkg à 7.200 tr/min à 13,1 mkg à
4.700 tr/min.
Dès le contact mis, le gros 4 cylindres vous
régale d’une sonorité lourde de sous-entendus, basse
et rauque à la fois mais étonnamment discrète.
Sur
son ralenti, l’Hayabusa ne risque pas de réveiller le
voisinage et c’est tant mieux. Lourde à relever de son
unique béquille latérale, l’Hayabusa se fait ensuite
étonnamment légère dès la première
engagée. Mais avant de prendre la route, il faut se
familiariser avec une position de conduite nettement typée
sport. En dépit de mes 1,80 m, je dois sérieusement me
pencher en avant pour aller chercher le guidon. Voilà qui
génère une position en appui sur les poignets, ce qui
n’est pas l’idéal pour les roulages citadins accomplis à
faible allure.
Heureusement, la douceur des commandes,
l’onctuosité du moteur et la précision du sélecteur
de vitesses facilitent grandement la prise en main de ce gros engin
(265 kg tous pleins faits) pour qui, vous l’aurez deviné, la
ville n’est pas le terrain de jeu idéal.
En excellente
sport-GT qu’elle est, l’Hayabusa préfère les grands
espaces. D’ailleurs, dès que la vitesse augmente un peu, la
pression de l’air sur le buste permet de soulager les poignets et
la position de conduite qui n’est tout de même pas si
radicale que ça devient parfaitement supportable pour
envisager de longues étapes.
Hyper stable sur l’autoroute…
et joueuse
Sur l’autoroute, la grosse Suzuki fait
preuve d’une stabilité impériale même par fort
vent de travers. Elle vous permet de « cruiser »
tranquillement à 140 compteur, l’aiguille du compte-tours
rivée sur 4.500 tr/min, soit 200 tours en dessous du régime
où le bloc moteur délivre son couple maxi. Il suffit
donc de tourner de quelques millimètres la poignée des
gaz pour que le catapultage commence. Et comme la zone rouge débute
à 11.000 tr/min, on devine aisément qu’il y a de la
réserve. De fait, comme le moteur accepte de rouler sans
hoqueter à 1.000 tr/min sur le sixième rapport,
l’Hayabusa vous offre des séances d’accélérations
qui paraissent ne jamais vouloir prendre fin.
Couché sur
le réservoir, la tête abritée des remous par le
bulle du carénage, il semble possible de rouler durant des
heures à 200 de croisière, à condition d’aller
rouler, bien sûr, de l’autre côté du Rhin. Un
plaisir qu’il est possible de partager à deux car la Suzuki
prend soin du passager à qui elle offre une selle confortable,
une solide poignée de maintien et des repose-pied qui ne sont
pas implantés à une hauteur excessive en dépit
des volumineux silencieux.
… et joueuse sur les petites
routes
Aussi étonnant que cela puisse paraître,
la grosse Hayabusa est parfaitement à son aise sur les petites
départementales dont le revêtement est loin d’être
toujours parfait. Moins sèches que celles d’une pure
sportive, ses suspensions réalisent un excellent compromis
entre confort et comportement routier. Le train avant hyper précis,
la motricité sans faille (même sur le mouillé, à
condition de s’astreindre à doser un peu l’arrivée
de la puissance), l’aisance de la machine à passer d’un
angle à l’autre et sa stabilité une fois inscrite
dans la courbe permettent de s’amuser sans retenue, à
condition de ne pas abuser de la poignée des gaz. Car même
si elle ne procure pas une forte impression de vitesse, l’Hayabusa
est toujours au minimum de 30 à 50 km/h plus vite que ce vous
imaginez. Dès lors, le seul vice de cette machine qui se pose,
plus que jamais, en référence de la catégorie
sport-GT, est d’imposer à son pilote de garder en permanence
un œil rivé sur son compteur de vitesse. Y’a pire comme
gros défaut !
Fiche technique
Moteur
: 4 cylindres en ligne, 4-temps, refroidi par eau, 1.340
cm3, 106 ch à 7.200 tr/min, 13,1 mkg à 4.700 tr/min
(197 ch à 9.500 tr/min, 15,8 mkg à 7.200 tr/min en
version libre)
Vitesse maxi : + 200 km/h (donnée
constructeur)
Réservoir : 21 litres (dont
3,5 l de réserve)
Hauteur de selle : 805
mm
Poids à sec : 220 kg
Prix :
13.999 €
Et voici quelques visuels croisés au hazard de mes virées internet.

La première fois à moto
Il fût un temps où la moto ne faisait pas partie de ma vie. pas du tout oserais je dire.
A l'époque j'atais dejà folle amoureuse et il me fallait seduire Monsieur Dragon.Et cela passait forcement par l'etape MOTO. Ce qui m'affrayais.
j'ai donc demandé à un ami du net de m'aider. Voici ce qu'il m'avait repondu. Et donc ce qui a surement contribué à ce que Monsieur D et moi vivions la superbe histoire qui est la notre.
INTRODUCTION
Déjà il faudrait que tu saches, ce qu'est un SDS dans le langage raffiné des motards. Ben c'est toi !
Et
que cache ce délicat acronyme ? J'ose même pas te le dire !... SDS, ça
veut dire "Sac De Sable" et dès maintenant il faut que tu t'habitues à
ce terme dont tu risques d'être affublée plus vite que
ti'nicolas-le-jardinier fait fleurir les radars automatiques. Ca n'a
rien à voir avec ta morphologie ou ta silhouette non ! Je me
permettrais pas de dire ça, vu que ton statut d'invisible te rend canon
a priori. Je sais que le terme n'est pas très beau, voire même
franchement moche. Mais si tu as trop honte, tu pourras toujours
inventer d'autres significations et raconter à tes copines que ton
pilote t'appelle comme ça, parce que ça veut dire "Stagiaire De
Samouraï" (ça fait du bien à son ego) ou "Sûre De Souffrir" (c'est plus
juste). Mais pour pas nuire à ton image de fille
tout-bien-comme-il-faut, je te conseille d'éviter "Saillie du Samedi".
PRELIMINAIRES
(Oui ! Bizarre hein ? C'est comme en amour ! Y'a des préliminaires !)
Avant
de faire de la moto il faut mettre une tenue adéquate, presque un
déguisement. Pas question de monter sur une moto sans casque et sans
pompes enveloppantes et solides. A ça, tu ajouteras un bon blouson un
peu épais voire coqué s'il en a un. Et puis faudra pas oublier les
gants. Ca peut faire parano mais en fait non. Se protéger sur une moto
c'est comme attacher sa ceinture en bagnole. On n'a pas l'intention
d'avoir un accident ça non ! Mais au cas où, on préférerait pas
ressembler après à une pizza. Oui, parce que les motards en tee-shirt
et en tongs (riez pas, j'en ai vus tout l'été) ben quand ils tombent,
après tu les confonds un peu avec des Napolitaines (mais sans les
anchois). D'ailleurs, vous pourriez en parler avec mon pote Champo, le
motard toubib urgentiste, il vous expliquerait pourquoi quand il rentre
du boulot, il a parfois du mal à manger des pâtes bolos.
PREMIER CONSEIL
D'abord tu commences
par lui dire :"T'es le plus beau, le plus grand et surtout le meilleur
pilote du monde et T'AS PAS BESOIN DE ME LE PROUVER, parce que je le
sais déjà !" (Genre, ta réputation t'a précédé).
Alors pourquoi ça ?
Ben
parce que y'a des garçons (suivez mon regard, par exemple quand je le
tourne vers une moto orange), dès que tu montes derrière eux ils ont
envie de te montrer que leur moto…, que... leur engin... euh... comment
dire ? ... Enfin bref, que c'est eux qui ont la plus grosse ! Voire
même pour ceux qui n'ont jamais rien compris à l'amour et aux femmes,
que c'est eux les plus rapides.
- Alors ? C'était comment avec Mister X ?
- Ben ça !… Plutôt expéditif...Je risquais pas de m'ennuyer hein !
Donc, si tu veux pas tester le goût que peut avoir le bitume, tu lui dis que tu préfères y aller cool et profiter du paysage que regretter toutes les deux secondes d'être montée derrière lui.
Dernière recommandation en rapport avec
la tenue: si tu es une fille aux cheveux longs, je te conseille de les
attacher ou de te faire une natte, parce que sinon avec le vent,
l'équation est simple :
X heure de moto = 2X heures de douloureux démêlage.
DEUXIEME CONSEIL
Quand tu montes sur
sa moto, tu attends un peu qu'il soit en place et qu'il ait les deux
pieds posés par terre. ET SURTOUT, tu ne montes pas dessus en
commençant par mettre ton pied sur le repose-pied. Parce que s'il s'y
attend pas, c'est la gamelle assurée. Et puis bon ! Vu qu'il t'emmène
sur sa moto certainement pour te dragouiller un peu, ben faut éviter de
l'humilier dès les 30 premières secondes le tidoudou. Et puis même pour
toi, ça risque de pas faire très glam' devant les copines.
TROISIEME CONSEIL
Une moto dans les
virages ça penche. Ca peut même pencher beaucoup avant de zouipper sur
la route, pourvu que le goudron soit pas trop pourri ou humide. Donc
quand ça commence à gîter, pas de crainte, on va pas chavirer de suite.
Et toi derrière qu'est-ce que tu dois faire ? Ben rien ! Faut te
laisser aller et pencher avec lui sans résister. Le mieux c'est que tu
mettes tes bras autour de lui et que tu serres un peu. Comme ça, tu
seras sûre de pas t'incliner du mauvais côté. (Mais faut pas trop
serrer non plus. Parce que même pour conduire une moto, il a besoin de
respirer un peu de temps en temps).
QUATRIEME CONSEIL
Essaye d'anticiper
les accélérations et les freinages en regardant par dessus son épaule.
Bref, tu t'intéresses à ce qui se passe devant, un peu comme si c'est
toi qui conduisais. Quand tu vois que la route est dégagée, réflexe de
PAVLOV de sa part, normalement il va baver accélérer.
Donc tu te prépares à te serrer contre lui pour pas partir en arrière.
T'inquiète pas, même si t'y penses pas, tu vas pas tomber puisque tu te
tiens au moins un peu à lui. Tu risques juste de t'éloigner de son
corps.
Toujours en regardant devant, quand tu te dis :"P 'tain Maman
ça craint du boudin (qui pue du Q)", c'est qu'il va freiner (à moins
qu'il soit carrément suicidaire), et là tu te prépares à résister à la
force irrésistible qui va te rapprocher de lui (non, je parle pas de ta
libido !) et tu te tiens soit à la barre ou au porte-bagages qu'il y a
derrière, soit sur une sportive en posant une main sur le réservoir.
Parce que sinon, tu vas lui donner un coup de casque et au bout d'un
moment ça saoule un peu. Surtout qu'en plus, les coups dans la tête, ça
finit par rendre idiot. Z'avez qu'à voir moi !
Petite précision :
sur la Bulle par exemple, y'a absolument rien pour se tenir et comme la
selle passager est hypra-courte, ben t'es obligée de te serrer fort
contre le pilote. Et c'est ça qui est bon, sentir des seins s'écraser
dans son dos. (C'est qu'il est malin le Yoj' hein !)

Et voilà ! Encore un qui fait le malin !
CINQUIEME CONSEIL
Faut que tu gardes
en tête qu'une moto, ça accélère BEAUCOUP plus fort qu'une voiture,
voire même si le pilote à tendance à essorer l'accélérateur, la roue
avant peut se lever. Pareil, les freinages sont plus impressionnants
parce que la moto a tendance à plonger sur l'avant davantage qu'une
voiture. Donc faut t'y attendre sans stresser. Tant que t'es pas en
train de glisser à plat ventre sur la route, tout va bien. D'ailleurs
au bout d'un moment tu vas vite comprendre qu'une moto un peu
puissante, ça bouge dans tous les sens et finalement c'est ça qui est
bon. Un peu comme les manèges de quand t'étais petite, sauf que pour
avoir un tour gratuit, t'as pas besoin d'attraper la queue du Mickey.
(Cela dit, parfois ça aide. Voir "dernier conseil")
SIXIEME CONSEIL
Si tu veux lui
parler, tu n'hésites pas à ouvrir ta visière et surtout à gueuler bien
fort, parce que dès que ça roule on s'entend plus beaucoup.
- Eh Yoj' ! T'as vu le ...
- Hein Rocket ? Tu dis quoi ?
- Ah ben trop tard, on l'a passé !
Et puis, si tu comptes l'ouvrir cette visière t'aura mis aussi des lunettes parce qu'un insecte que tu reçois à 150 dans l'œil, ça pique un peu. Moi une fois je me suis chopé visière fermée un merle à plus de 200 (évidemment, cette expérience a été réalisé sur circuit parce que je suis pas un délinquant); ben ça m'a fait un peu comme si Tyson m'avait filé une taloche. Pis surtout après, j'avais le casque couvert de plumes. (J'étais content, ça me faisait comme des cheveux)
SEPTIEME CONSEIL
Au bout d'un
moment, tu peux commencer à fatiguer. Ouais parce que la moto c'est
quand même du sport, surtout si on commence à rouler vite, à freiner
fort et à accélérer au point que les bras s'allongent. Alors si tu veux
t'arrêter, tu peux jouer sur ses vices, genre "Je t'offre un verre ?",
"T'as pas envie d'une clope" ou encore mieux "Tu nous trouves un chemin
creux pour qu'on s'allonge un peu ?"
Sinon tu peux utiliser des
excuses de filles, comme "J'ai envie de faire pipi", "Je voudrais me
recoiffer, j'ai plein de nœuds dans les cheveux", ou pire, "Le sac est
trop lourd, je voudrais rentrer en train"
(Mais là, le coup du sac, c'est carrément la honte).
- Yoj' ? On peut s'arrêter ?
- Ouioui, OK !
- Yoj' ? On peut s'arrêter ? J'en peux plus...
- Ouioui, pas de problème !
- YOJ' BORDEL ! ON S'ARRETE OUI OU MERDE ?
- Roh ça va hein !
DERNIER CONSEIL
Avoir un peu peur
c'est cool ! Mais si ça va trop vite et que tu commences à avoir TROP
peur, ben tu lui demandes d'y aller plus tranquille. Et s'il veut
vraiment pas comprendre, je te rappelle que t'as les bras serrés autour
de lui et que juste sous tes mains, pas loin sous SA ceinture, si c'est
bien un garçon, y'a dans son pantalon deux trucs assez fragiles que tu
peux serrer en cas d'urgence. Normalement, là ça devrait bien le calmer
!
Sinon, ultime conseil, profite du
paysage que tu vas voir comme en cinémascope, des odeurs que t'aurais
jamais senti en voiture, du bruit du moteur et des mouvements de la
moto qui vont te faire penser que tu es assise sur un animal vivant. Et
puis dès maintenant, sache que soit tu vas pas aimer du tout, soit tu
vas adorer au point de te demander comment t'as fait pour t'en passer
jusqu'à aujourd'hui.
Evidemment je vous souhaite à toutes (tous) la deuxième option.












