Maman Kouglof

Maman Kouglof d'une Princesse Celte & Jolie Fée d'un Dragon Breton Caractériel

29 juillet 2009

RECAPITULATIF

Les tests de grossesse

Les symptomes de grossesse

La datation de grossesse

Le dosage B-HCG

Poisson cru, peut on en manger ?

Le Cytomégalovirus

Les échographies

L'amniocentèse

Sage femme ou gyneco ? le suivi de la grossesse

Les visites prénatales

Les differentes methodes de préparation à l'accouchement

Cours 1 - prépa classique

Cours 2 - prépa classique

Cours 3 - prépa classique

Mon accouchement




27 juillet 2009

Tout commence par là

Un test de grossesse.
Faur faire pipi dessus et bien lire la notice avant de se lancer !!!!

Il en existe plusieurs.
En voici quelque un sachant que si vous demander conseil en pharmacie on saura vous aiguiller selon le retard (ou non) des règles.
clearblue_pregnancy_test_1_packclearblue_digital

Clearblue - vendu par boîte de 1 ou 2 - 12 à 15 € - simple ( le + s'affiche si il y a grossesse) ou digital (enceinte/pas enceinte)

save_test

First réponse - detecte une grossesse à 12 DPO - 3 jours avant les regles - 9€

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Predictor - 16€ le test à 20€ les 2 tests environ - l'embout se jette, on peut garder les fenetres positives

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Primastic - existe en detetection avant jour presumé des regles - 14 € le test


Il y en a d'autres, hesitez pas à demander conseils en pharmacie.

Il existe très peu de faux positifs (maladies rares, traitements genetiques) donc si le test indique une grossesse, félicitation (ou pas)
Un test negatif peut etre fait trop tot (refaire un test dans les 3 jours) ou mal fait (trop d'urine, test noyé, ou pas assez concentrée, trop d'eau)

Pour l'anecdote, le mien, le 13 juin 2006 - test clearblue - 8 jours de retards
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Et le Numero II, le 26 juillet 2009 - test ElleTest - 7 jours de retards

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03 octobre 2008

Le cytomégalovirus

Non sans risque, le cytomégalovirus (CMV) peut être évité grâce à de simples mesures d'hygiène...

 

Le cytomégalovirus (CMV) se transmet par contacts répétés avec la salive ou les urines des enfants en bas-âge... Un tiers d'entre eux sont porteurs de ce virus, responsable du plus grand nombre d'infections transmissibles de la mère à son futur bébé (1 à 2 % des nouveau-nés sont touchés).

Le CMV se manifeste chez la mère par des symptômes tout à fait communs, pouvant être confondus avec ceux d'une simple grippe (fièvre prolongée, maux de tête, douleurs abdominales, augmentation du volume des ganglions, etc.).

Les risques

Si la mère a déjà contracté le cytomégalovirus avant sa grossesse, elle est immunisée ; les cas de nouvelle contamination sont très rares. Sinon, les risques sont faibles mais réels. Les femmes enceintes mères d'un enfant en bas-âge ou travaillant dans une collectivité (crèche, école maternelle) sont particulièrement concernées.

Pour le foetus
Le risque de transmission de la mère au foetus est constant tout au long de la grossesse. Il varie entre 30 et 50 %. Dans les cas les plus graves, le CMV peut provoquer surdité, retard mental ou malformations.

Pour la mère
Le cytomégalovirus peut provoquer une fausse-couche au cours du premier trimestre de la grossesse.

Précautions indispensables

Les gestes pour prévenir le cytomégalovirus
Le respect d'un certain nombre de règles d'hygiène simples suffit à prévenir la transmission du CMV :
- se laver soigneusement les mains après le change ;
- ne pas sucer la cuillere de bébé ou la tétine de son biberon, ni finir son assiette ;
- éviter les baisers sur la bouche, le contact avec les larmes ou les nez qui coulent ;
- ne pas prendre le bain avec bébé (contamination urinaire) ;
- prévoir du linge de maison réservé à bébé (mouchoirs, serviettes, draps, ...).

Le dépistage
Une prise de sang avec recherche d'anticorps anti-CMV suffit. Si le test est négatif, cela signifie que la mère n'a jamais contracté le virus. Elle doit donc appliquer avec une attention particulière les conseils ci-dessus.

Si le test devient positif en cours de grossesse, il faut rapidement consulter un médecin. Celui-ci prescrira les examens nécessaires pour s'assurer que le foetus n'a pas contracté le virus (amniocentèse, augmentation du nombre d'échographies pour contrôler l'apparition d'une éventuelle malformation). Il pourra proposer, dans les cas extrêmes, une interruption thérapeutique de grossesse.

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NB : à l'echo des 25 semaines, ma fille avait la tête trop allongée pour un bébé "normal", le percentile donné etait 2 ... Le medecin à soupsonné le CMV parce que l'encephalie fait partie des conséquences d'une contamination. Je crois n'avoir jamais autant flippé que les 48h en attente des resultats. Et internet de rassure pas vraiment dans ces cas là ...

Finallement c'etait negatif, Amaëlle a juste la tête de son père, une tête de black bien allongée !


                                                                       

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02 octobre 2008

Poisson et grossesse - conséquences du manger cru

Vous voulez le meilleur pour votre enfant, quitte à oublier le plaisir de certains produits pendant neuf mois. Mais encore faut-il éviter ceux qui représentent un réel danger. Le poisson et les fruits de mer sont souvent pointés du doigt pendant la grossesse. Mais où se situe la vérité ?

Le poisson et les fruits de mer ne sont pas à bannir de votre alimentation pendant ces neuf mois, car ils sont riches en vitamines, sels minéraux et protéines, tous importants pour le développement optimal de votre bébé.

Toutefois, il y a de sérieuses précautions à prendre, au risque de subir une intoxication dangereuse et mettre en danger votre petit trésor.

Règle dor : bannissez les poissons et fruits de mer crus, fumés ou pas cuits à point (sushi, carpaccio, poisson mariné, etc).

A cause des modifications métaboliques et circulatoires, votre système est moins immunisé contre certaines infections et vous êtes plus sensible aux infections et micro-organismes divers.

Evitez de prendre des risques !

Si l' AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) recommande de consommer le poisson deux fois par semaine, elle précise aussi quil est important que les femmes enceintes n'en mangent pas régulièrement et surtout quelles diversifient les types de poissons.

En effet, certains poissons représentent un risque pour Bébé : la daurade, le requin, le maquereau, lespadon, le thon ou encore le marlin sont de ceux-là. Ces gros poissons, qui vivent en eaux profondes, sont sujets à contenir un haut taux de mercure, dangereux pour votre bébé. Le methylmercure présent affecte surtout le cerveau du ftus, alors quil ne présente pas de danger réel pour la mère. De plus, ces poissons sont exposés aux polluants qui se trouvent dans leau, et peuvent causer un empoisonnement histaminique du à la prolifération des bactéries. Evitez-les à tout prix et préférez les poissons délevage, qui sont suivis de près.

La listériose, vous connaissez ?

Cette infection est causée par une bacille qui, située dans certains produits crus tels le poisson et les fruits de mer, arrive jusquau bébé et linfecte. La listériose cause un accouchement prématuré, un retard de croissance intra utérine, et dans certains cas, elle peut entraîner la mort du nouveau-né.
La méningite est aussi à craindre chez le nouveau-né.

La toxoplasmose et l'hépatite A sont des infections qui peuvent survenir à travers le poisson et autres fruits de mer mal conservés, contaminés ou crus. Ces infections sont responsables de malformations du ftus.

Les vers anisakis et les salmonelloses sont aussi à craindre. Situés à lintérieur de certains poissons, ils sont la cause de diarrhées, vomissements, nausées et de douleurs gastriques. Comme ils sont assez résistants, il est important de cuire le poisson à au moins 70C ou de le congeler pendant 24h avant de le consommer.

Pour éviter toute intoxication, ne mangez pas les produits de mer crus ou fumés, mais cuits à points et évitez les produits à risque.

NB : je m'étais fiée aux dires de mon gyneco qui me disait de manger ce que je voulais (même resto japonais) sans rien craindre si je n'avais pas été malade avant. Ce que j'ai donc fait avec un vrai plaisir (japonais 3x par semaine). Je pense que je me serai abstenue si on m'avait expliquée les risques.

04 août 2008

l'accouchement - le mien

La rencontre entre une Fée, un Dragon et leur Princesse Celte

Episode I : La Perte des Eaux

Vendredi 16 Fevrier 2007

Elle était bien tranquille la petite Fée en train de faire une sieste. Une tarte au thon au four.

Le reveil de la chambre indiquait 19h. Le Dragon était au téléphone, il réglait les derniers préparatifs pour la fin du déménagement. Il devait partir le lendemain à Quimper et ne revenir que le lundi. Bébé n'est pas attendu avant le 23 d'après le medecin vu le 14 fevrier.

Plongée dans une légère somnolence, la petite Fée sortit brusquement du lit.

Elle venait d'entendre un gros << CRAC >> qui venait de dedans son ventre mais qui avait resonné à ses oreilles si fort qu'elle en eu peur. En se levant, elle sentit quelque chose de chaud couler entre ses jambes. Une bouffée d'excitation envahissait la petite Fée quand elle demanda à son Dragon de raccrocher le téléphone. Cette fois-ci, pas de doutes possibles. Ils allaient rencontrer leur petite Princesse.

Le Dragon pris soin de charger les sacs et de protéger le siège de la voiture avec un sac en plastique.

La route n'était pas longue jusqu'à la maternité de Longjumeau.

En chemin, l'heureux couple essayait de se rassurer mutuellement. La Fée voulait absolument acheter des cigarettes pour l'après-naissance, le Dragon pensait pragmatiquement à quel pijama enfiler à la petite Princesse qui allait se pointer. Plus le Dragon paraissait calme, plus la petite Fée paniquait.

Episode II : Nuit d'horreur à la maternité

Moi, bientôt Maman ???

Descendue de la voiture légèrement trempée, je laisse ton Papa aller se garer.

On m'installe en chambre de surveillance car plus de place au service maternité. On cherche partout un monitoring pour écouter ton coeur et mesurer mes contractions. Branle-bas de combat dans les locaux ! Fallait savoir que la maternité de Longjumeau était en déménagement cette semaine.

Ton Papa est là, près de moi, il me tient la main. On remarque que les contractions sont très régulières et très rapprochées, environ toutes les 3 minutes. Il est 20h sur mon portable. On parle de toi, de la nuit agitée qu'on va surement vivre. La sage femme numero 1 arrive, une Black, un peu froide. L' examen du col indique que c'est pas pour tout de suite. Col fermé et surtout postérieur. Comme dit ton Papa, on va y passer la nuit ... Enfin surtout moi ! Ma poche des eaux est bien percée, ça coule tout le temps ! C'est un truc de fou ! Presque effrayant ! Moi qui flippait de ne pas m'en rendre compte, j'ai l'impression de perdre 4 litres à chaque mouvements. J'ai des contractions régulières, douloureuses mais inefficaces sur mon col. Pourtant je peux te dire que je les sens passer !

Ton Papa se sent impuissant, on lui demande de partir car je vais partager ma chambre avec une ado. La sage femme numero 2 arrive, une Japonaise encore plus froide que la précédente. Pas sympa du tout, elle me triture dans tout les sens ! J'ai interdiction de me lever sinon je prends le risque de te faire du mal. Il est 21h40, je n'arrête pas de pleurer en me disant que ton Papa n'est pas là. Et puis j'ai mal et l'impression que tout le monde s'en cogne ! J'ai regardé mon portable près de moi et je suis heureuse et soulagée de pouvoir communiquer avec Emmanuelle. Elle aussi attend un bébé qui arrivera d'ailleurs bientôt.

La jeune fille à côté de moi me raconte ses problèmes de coeur et son souci de santé. Faut dire que son mec lui a inséré une bombe de mousse à raser dans le vagin pour l'empecher de le tromper et qu'elle a mis 8 jours à en parler à sa mère. Forcément c'est très infecté et très douloureux. Je voudrai lui dire comme elle est naîve de rester avec un mec de 10 ans son ainé et qui lui fait du mal mais je me dis que si c'etait toi ma Chérie sur ce lit, je voudrai seulement te serrer contre moi et te dire que je serai là pour t'épauler !!! Du coup je me tais, je hoche la tête à ses malheurs et j'essaie de me convaincre que je ne vis pas un cauchemard !

La douleur se fait très violente dans le bas ventre, je focalise sur les contrations, c'est ingérable, même la respiration me fait mal. Je suis sur le coté en me persuadant que c'est pour ton bien mais je donnerai tout pour m'allonger sur le ventre ou être debout !!! J'ai attendu jusqu'à 23h30 pour avoir la piqure d'antalgique et il a fallu que je m'énerve sur la sage femme et son assistante pour qu'on me ré-éxamine ! Les sages femmes sont en maternité et il y a 3 étages qui nous séparent. Je n'ai pas de sonnette, c'est la secrétaire de l'accueil qui fait des rondes dans le couloir. Donc maintenant en plus d'être seule, je suis droguée et évidemment, mon col reste postérieur et fermé ! Je n'arrête pas de pleurer, je me sens faible et triste. Je me rend compte que ma voisine de lit dort. Je sors mon cahier pour écrire quelques mots. Je me rends compte que c'est ta dernière nuit au creux de mon ventre. Je te parle, t'explique que tu as tout ton temps et que je serai forte à l'accouchement. Je carresse mon ventre en me disant que je vais bientôt t'aider à venir au monde. Ma Fille, enfin !!! Je vais te voir, te toucher, t'embrasser et Ton Papa pourra enfin te prendre contre lui et on pourra te dire à quel point nous t'aimons!!!

Episode III : Matinée de folie

Moi encore, presque Maman!

Il est 8h30 quand je me fait reveiller par un examen du col, ce qui, tu le découvrira toi même plus tard, n'a rien d'agréable. Je subis encore une fois l'indélicatesse du personnel médical. Rien n'a bougé, mon col reste postérieur et surtout bel et bien fermé. Je suis sous antibiotiques car tu peux attraper des microbes maintenant que la poche des eaux a été rompue et que le delai de douze heures a été depassé. Je me force à en prendre au moins la moitié mais c'est très difficile sans eau. J'ai faim et j'ai soif. Je n'ai rien eu dans le ventre depuis hier midi. Je finis la canette de coca que ma voisine me tend. Il me faut du sucre et quoi qu'en pense les sage femme, c'est moi qui vait avoir besoin de force !!!

Je suis effrayée par le fait que tout mes idéaux d'accouchements sont bien loin de la réalité que je vis. Je me concentre sur la respiration et j'essaie de penser positif, quoi qu'il arrive, bientôt je te rencontrerai en vrai !!

La sage femme numero 2 est encore là, elle m'énerve avec ses sourires, moi je n'ai pas envie de sourire, plutot envie de pleurer ! Le gynécologue a été appelé, la sage femme m'a parlé de déclanchement. Je dois maintenant attendre son verdict à lui. Je suis tellement épuisée que quelque soit la décision, je voudrai que tu arrives vite ! Je te parle, je t'explique que tu peux venir maintenant, que tout est prêt, que ton Papa et moi on a hâte de te voir et de te faire des bisous. Il faut que tu décides bientôt ma Chérie !!!

Je ne sais pas si ça t'a convaincu mais en tout cas à 9h, le gynécologue me rend le sourire. Mon col est à 1 !!! Bas mon vieux, il était temps !!! L'équipe médicale est aux petits soins maintenant, parait que ça va être lent et douloureux. On laisse faire naturellement et d'après le docteur, c'est pour ce soir ou dans la nuit.

C'est encore si loin pour moi, je désespère et les larmes reviennent innonder mon visage quand ton Papa arrive. Il m'aide à gerer les contractions très rapprochées et il me soutient à grand coups de "je t'aime" ! Ton Papa est formidable, c'est grâce à lui que je tiens le coup. Ma Fille, bientôt tu comprendras pourquoi le seul homme de ma vie c'est lui. Il est merveilleux et je le sais au plus profond de moi, il est déjà un Papa exceptionnel même si il prefère lire Harry Potter plutôt que de me masser la nuque ...

La sage femme numero 3, une inconnue notoire pas très bavarde, est venue me faire une piqûre de j-sais-pas-quoi mais ça soulage un peu. Ton Papa est rentré dormir, tu ne dois pas naître avant ce soir, il reviendra dans l'après midi. Faut dire que ton père était tellement attristé d'être séparé de nous qu'il a passé la nuit chez ton parrain. On me conseille de dormir. A croire que les sage femme n'ont jamais eu de contractions ! Je pense que ça devrait être interdit à ceux qui n'ont jamais eu d'enfants ce genre d'emploi. Il faut comprendre ce que c'est d'accoucher pour oser en parler. Et dire de dormir à une nenette qui vient d'avoir plus de 12h de contractions rapprochées et hyper violentes mais qui ne servent à rien, c'est quand même assez pâthétique ...

Il est 11h25 quand je reprends mon cahier, la douleur est revenue mais je suis requinquée. Je gère avec la respiration et j'ecris quelques mots entre deux contractions. Le gynécologue est revenu car la sage femme envisageait la césarienne, il s'y refuse, mon col est à 2 !!! C'est lent mais ça avance !!! En fait on m'expliquera à ce moment là que j'ai un défaut de fabrication, le col n'est pas dans l'axe du vagin ce qui fait que tu pouvais toujours essayer d'appuyer, il ne peut pas descendre. Et sans révéler la fin de l'histoire, je peux te dire que mon col est resté postérieur jusqu'à la fin ! Et ça explique en partie pourquoi j'avais si mal. Le gynécologue te pronostique à 19h, la sage femme mise 22h et ta grand mère maternelle parie sur 15h.

On verra très bientôt qui avait raison ...

Une infirmière vient me parler de ma douleur et du choix de la péridurale. Je voulais tellement m'en passer et être courageuse. Et je me sens anéantie et fatiguée. Je signe le papier pour la péridurale. Je me déçois mais je sais que c'est la garantie que je puisse t'aider activement à naître. L'anesthésiste c'est pas pour tout de suite, alors je reprends la respiration et j'essaie de me concentrer. Sauf que la seule chose que j'arrive à faire c'est de me concentrer sur la douleur. Je me retrouve alors prostrée entre les crampes dans les cuisses, l'étau qui encercle mon ventre et l'impression que mes os déchirent mes muscles. C'est parce que j'ai pas eu les fameuses douleurs des derniers mois que le sort s'acharne en m'envoyant le resumé concentré ? C'est nul !!!! J'en ai marre, je ne veux pas accoucher comme ça, je veux être souriante et jolie comme dans la pub des appareils photos !!! J'ai envie d'une douche, d'un bon ptit plat japonais, d'un calin de mon Dragon !!! Je veux bien que la Princesse naisse mais faut vraiment que je sois là ? Je me rend compte que je disjoncte un peu ...

La sage femme me demande si je veux que ton Papa me rejoigne maintenant, j'hésite et je refuse, si ça doit durer encore tout l'après midi, je préfère rester toute seule plutot qu'il me voit autant souffrir. Je pensais pas que je dirai ça un jour mais je ne sais pas ce qui m'a pris de croire qu'on pouvait ne pas avoir mal et surtout comment ne pas se rendre compte qu'on accouche !!! Pour essayer de surmonter la douleur, je m'invente des jeux dans ma tête. J'imagine comment ça aurait pu se passer autrement, si j'ai mal fait quelque chose. Et si je n'avais pas perdu les eaux ? Et bien, ma chère enfant, sache que si je n'avais pas perdue les eaux, ton Papa aurait raté ta venue au monde ...  On m'a dit souvent que les bébés décident de leur moment, que c'est eux par voie chimique qui déclenchent l'accouchement, que ce soit par contraction ou perte des eaux. Je me dis que ça doit être vrai. Hier je me suis menagée, j'ai dormi toute la journée et je suis restée zen et calme toute la semaine exprès pour ne rien precipiter et au final, toi, tu as décidée que le moment était venu ! Et comme tu as bien fait même si j'aurai voulu te garder encore un peu (pourquoi ça ne dure pas 12 mois une grossesse ???)

Je demande des nouvelles de l'adolescente qui partageait ma chambre, elle est sortie du bloc mais d'après l'infirmière, il y a peu de chances qu'elle ait une vie sexuelle normale avant plusieurs années.

Je continue de faire travailler mon cerveau en répétant des fables et des poésies de mon enfance, ça fait travailler ma mémoire et je pense moins à ma douleur. Au final, j'ai decidé de chanter et pendant un bon quart d'heure j'ai chanté la même chanson (ce qui a fait rire les sage femmes). Je parie que tu la connaitras par coeur. Il s'agit de "Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive. Elle court comme un ruiseau que les enfants poursuivent. Courrez, courrez, plus vite si vous le pouvez. Jamais, jamais, vous ne la rattraperez." J'ai aussi tenté Piaf et Polnareff, pensant que, comme pendant ma grossesse, tu réagirais. Mais non, depuis quelques heures maintenant je n'arrive plus à sentir tes mouvements. Je suis inquiète. Je demande à voir un medecin. On me dit que c'est normal. Tu es comme un petit lapereau en hiver, tu hibernes. Je trouve cette image jolie. Je la note.

Episode IV : Sprint final

Le sourire dans le ventre

Il est 13h à la grosse pendule blanche de la salle d'accouchement. On vient de m'y installer. J'ai écopé d'une blouse verte super moche et qui sent hyper bizarre. Dès que je bouge, je perds du liquide et du sang. J'ai innondé tout le couloir ... y avait pas de brancards pour m'amener en salle !!! On m'examine. Il s'agit de la sage femme numero 4 et elle est hyper sympa,  gentille et souriante et presque j'en ferai ma copine !!!! Mon col est à 5 !!! Plus possible de faire marche arrière. L'anesthésiste vient pour la péri. Il fait des plaisanteries sur la taille de l'aiguille qui va transperser mon dos, et j'effondre en sanglots ... Une tape sur mon épaule plus tard, il me dit que de toute façon, si je ne suis pas contente, il peut s'en aller. La sage femme lui dit que je ne la voulais pas mais que c'est plus prudent si on ne veut pas que je m'effondre de fatigue et qu'il doit etre rassurant et comprehensif car premier bébé. Il baragouine un truc inaudible dans sa barbe et il me dégniape le dos ! Moi qui pensait qu'on ne faisait une péridurale qu'entre deux contractions et qu'il fallait être assise ! Grr !!! J'étais allongée sur le côté en tenant mes genoux et avec l'effet surprise, j'ai creusé le dos, il a dû s'y reprendre à trois fois le nigaut ! Et du coup j'ai eu un de ces mal de dos pendant trois jours !!! Et je ne te parle pas du bleu que j'ai eu en cadeau !!! Je sais que je marque facilement mais quand même !!! Donc, non, moi, contrairement à bon nombre de femmes, je n'épouserai pas l'anesthésiste, moi, j'épouserai ton père !

L'heure n'est plus à la rigolade. La pendule affiche 13h20. Je suis à 7 cm.

J'ai le droit de commencer à pousser pour faire descendre mon col. Mais moi, ce que je veux c'est ton Papa ! Et évidemment, Monsieur mon Dragon est injoignable !!! Je m'énerve, je m'insurge, je suis à la limite de l'insulter sur le répondeur !!! Et c'est à 13h35, deguisé en schtroumpf en papier, que ton Papa débarque dans la salle d'accouchement. Après le petit sermont qui me permet d'evacuer mon stress et mon agoisse montante, il faut maintenant se concentrer sur la respiration. La douleur est diminuée mais je ressents toujours cette envie de pousser. On m'avait pourtant dit qu'on ne devait pousser qu'une fois à 10cm ... Malheureusement comme mon col ne descend pas, seul le fait de pousser va aider bébé ... Si ça n'est pas efficace, le bloc est près pour une cesa en urgence. Pas moyen !!!!

Donc moi, Fée et Future Maman, j'ai l'autorisation et même le devoir de pousser à chaque fois que l'envie s'en ressent. Et quelle envie, je parlerai plutôt de besoin, voire de nécessité !!! Bref, je pousse pendant 25 secondes à chaque contractions, ça va c'est pas aussi agaçant que je l'imaginais  et c'est même presque divertissant d'entendre ton Papa prendre son souffle en même temps que moi. Cela ne sert pas à grand chose mais c'est très encourageant !!! Et puis c'est ça façon à lui de m'aider dans cette épreuve.

L'équipe médicale n'arrête pas de nous demander ton prénom.

C'est top secret, seuls ton Papa, toi et moi le connaissons.

Il est 14h25, c'est la dernière fois que je regarde cette vieille et moche pendule blanche. On me met les étriers que je trouve quand même très haut. Je n'ai pas le droit d'accoucher sur le côté à cause de l'orientation plus qu'étrange de mon col. Tant pis, je prends sur moi. Le moment décisif approche. Ce coup là, la poussée fait mal et je sens vraiment que c'est toi qui arrive. J'entends les deux coups de ciseau qui me vaudront trois points de suture. Un cri m'échappe, la sage-femme me reprends gentiment, on bloque la respiration donc on ne crie pas. Et après trois fois 40 secondes de souffle coupé ...

Epilogue

Une Fée, un Dragon et une Princesse

14h30 : Arrivée d' Amaëlle, 3kg130, 49 cm

Punaise ce que tu es jolie ma fille. Je t'accueille alors avec un sourire d'épuisement et te nomme pour la première fois en te présentant ton Papa. Quelques larmes m'échappent. Incognito.

Ama_lle_17_fevrier_16h27

Nota Bene : J'ai mis un bon moment à réaliser que j'étais Maman, même avec les deux heures de peau à peau j'ai mis du temps à me dire que tout allait bien et que le plus naturellement du monde j'avais eu un enfant. Le fait que le Papa soit vraiment resté au plus près de moi m'a aidé à prendre conscience de la naissance. Il n'y a pas eu tergiverstion, le premier biberon a été donné par Papa. Je ne m'en sentais pas capable et c'était ma façon de le remercier d'avoir été là.

Ama_lle_1er_Biberon

J'avais tellement idéalisé mon accouchement que j'ai mis plusieurs jours à en faire le deuil.

Encore aujourd'hui, une petite pointe de regrets subsiste.

C'était un événement extraordinaire et magique. Intense en émotions. J'ai vécu tout ça un peu de loin et je le regrette aujourd'hui. C'était comme être dépossédée de mes choix et de mon corps. Je peux dire que j'ai en quelque sorte subit ma douleur et mon angoisse. Et du coup, je me suis tellement concentrée sur ma douleur qu'en me relisant je m'aperçois que j'ai zappé certains détails.

Je ne me rappelle pas du tout du moment où le placenta a été sorti alors que j'avais expressément demandé à la voir !!! Mais je me rappelle bien avoir eu envie de vomir juste avant la poussée finale et aussi la sonde urinaire qui m'a chatouillé. Je me souviens très bien de la tête du gynécologue qui était très fier de moi car j'avais extremement bien poussé compte tenu de ma defaillance du col. Je l'ai beaucoup remercié car il a été le seul à avoir pris le temps de laisser ma fille choisir son heure et il m'a encouragé jusqu'au bout en restant à mes côtés alors que sa garde finissait à 9h.

Je sais que tout le monde a adoré le prénom et que ma mère avait raison sur l'heure de naissance. Je sais aussi qu'elle seule avait pronostiqué juste la date de naissance quand je lui avais parlé du fait que je me sentais très très zen comme droguée la veille et l'avant veille. Haaa les Mamans !!!!

Je sais aussi que l'épisio a été douloureuse une semaine mais que je n'ai pas eu besoin des antidouleurs même si il aura fallu deux mois pour que la peur de reprendre les calins s'estompe vraiment et encore aujourd'hui c'est une zone à manier avec précaution.

Je peux aussi dire que j'ai frôlé la transfusion sanguine et que depuis je suis poursuivis par une anémie assez importante. J'ai perdu tellement de sang à la clinique pendant l'accouchement que les pertes suivantes ne remplissaient pas un protège slip. C'en était presque ridicule.

J'ai attendu ce grand jour de la naissance, avide de ressentir que cette petite Princesse était ma Fille, j'ai attendu ce moment magique de ressentir l'intense frisson dont tout le monde parle, cet instinct maternel qui fait vibrer les ventres et les tripes de milliers de femmes dans le monde, mais après l'accouchement, rien n'est venu, j'ai tenu contre moi cette petite chose fragile, je lui ais chanté du Piaf en la berçant mais je n'ai rien ressenti. Je me sentais vidée et anéantie, mon ventre a disparu dès le lendemain avec les ptits coups et les mouvements internes qui rythmait ma petite vie depuis quelques mois. Je n'était plus enceinte et je me sentais extrémement malheureuse, je ne savais pas comment gerer cette petite bouille aux yeux bien ouverts qui plongeait son regard dans le mien. Elle mettait déjà toute sa confiance en moi et moi, effondrée, je ne pouvais rien garantir de mes capacités à m'occuper d'elle. J'étais un monstre.

Et puis il a fallu que je la vois, Elle, ma Fille, mon bien le plus précieux, yeux bandés, nue sous cette lampe horrible. Mon sang n'a fait qu'un tour, j'ai été boulversée. On m'arrachait ma Fille pour lui faire subir des horreurs. Si petite, on l'enlevait de mes bras pour une séance de photothérapie. Même si ce n'est ni douloureux, ni grave et que tout le monde me repétait que ce n'était qu'une jaunisse banale du nourrisson, j'étais anéantie. J'ai hurlé de douleur pendant que les longues séances de trois heures s'enchainaient. J'ai même eu droit à une piqure pour me relaxer tellement cette situation devorait mes entrailles.

C'est là, ce jour là, quatre jours après la naissance, que j'ai senti en moi cette chose intense qu'est l'Amour maternel. Cette puissance d'amour qui vous ennivre, qui brûle toute raison et dévore le coeur. Ma fille, mon ptit Amour, ma jolie Princesse que j'aime de toutes mes tripes, jamais je ne te laisserai.

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COURS 3

Cours III, la respiration !

Le titre est trompeur, il s'agit en fait des respirations, car il y en a plusieurs pendant le travail

Il est en effet important de bien respirer pendant toute la dilatation:

- pour oxygener maman et bébé correctement
- pour gerer le stress et la douleur

1ère respiration : la respiration complète

Elle est utilisée en fin de grossesse et en debut de travail.
Il s'agit d'inspirer par le nez et souffler par le ventre.
C'est une respiration dite ventrale utilisée en chant et au yoga.
Il faut gonfler le ventre en inspirant et rentrer le ventre en soufflant.
Quand on fait l'exercice avec les mains sur le ventre on remarque bien que le ventre gonfle puis diminue.

2ème respiration : la petite respiration

C'est une respiration superficielle et thoracique.
Elle vient naturellement et est un peu plus rapide que la repiration complète.
Elle est utilisée pendant les contractions.

Lors du travail uniquement (on ne parle pas de poussée ni d'explusion), on doit utiliser la respiration complète le plus souvent possible afin de s'ocygener correctement.

Lorsque la contraction arrive, on utilise la petite respiration pour permettre une meilleur gestion du stress et de la douleur.

[img]http://img362.imageshack.us/img362/5531/respirationhb1.png[/img]

La respiration du "petit chien" : Mythe ou réalité ?

Cette respiration n'est plus usitée pendant les longues heures de travail.
Elle ne permet pas une bonne gestion de la respiration et peut engendrer des malaises.
C'est une respiration très très rapide et epuisante.

Mais, dans deux cas uniquement, elle permet de gerer l'affaire.

1er cas :

Si l'envie de pousser apparraissait pendant le travail sans etre à dilatation complete (toujours appeller une sage femme avant de pousser et ne jamais pousser si la sage femme vous l'interdit!) alors on utilise la respiration du "petit chien" car elle ne permet pas de pousser en même temps !

=> il est très rare d'avoir envie de pousser sans être à dilatation complete ça arrive dans moins de 5% des cas seulement et rarement pour un premier bébé.

2ème cas :

Pendant l'expulsion du bébé, lorsque la sage femme doit degager la tête et envisager oui ou non l'episio elle demande d'arretter de pousser. Et là aussi on peut utiliser la technique dite du "petit chien" pour eviter de pousser.

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COURS 2

le cours numero II

Tiens, une nouvelle future maman dans la salle d'attente... et le futur papa l'accompagne.
Bonjour, bonjour !
Un ptit mec pour elle, premier bébé, 35 ans.
DPA fin mars et elle accouche en Angletterre.
Et bin dit donc.


Donc on ouvre les hostilités avec l'analyse des echographies
On regarde donc position du bébé, du placenta et liquide amiotique

Placenta à surveiller ?

Oui, il etait dejà au stade 3 à l'echo morpho ...

y a combien de stades ?

3 stades, le troisieme n'étant generalement present qu'au 3eme trimestre.
Je decouvre alors que mon placenta est anterieur, chose que j'ignorais jusqu'alors.
Donc il est sur l'avant de mon ventre. Bébé est derriere lui.

Bébé est tête en bas ?

Oui, il y a marqué céphalique , donc tête en bas !
Tiens, et mon gygy qui me sortait encore le mois dernier qu'elle etait en siege ...

Liquide amiotique normal ?

Oui, donc 1 litre et demi ...

Analyse des mesures, regard sur les courbes.
On se rassure, tout retard est rattrapable et les statistiques françaises ne prennent pas en compte la génétique !!!
Un bébé peut prendre 200g en 10 jours et 3cm en un mois

ZEN

Prevision de naissance.

Notre Princesse devrait arriver avec un ptit 2kg800 voire 3 kilos et enfiler un bon 51 cm ! Waw, c'est plus une crevette c'est une gambas !!!

Petit bébé = facile à passer ?

Bah non, faut que sa se dilate à 10 pareil donc au final 4kg ou 3kg, ça passe tout juste et ça fait le même effet !

On se donne rendez vous au dernier cours pour analyser la derniere echo.
Celle des 32sa que je devrait faire la semaine prochaine !!!!

Allez, on se motive pour le retour dans le vif du sujet !

C'est là qu'on a un magnifique dessin sur  l'évolution des contractions:

[URL=http://imageshack.us][img]http://img454.imageshack.us/img454/6400/progressionxv4.png[/img][/URL]

La peridurale ne peut être placée qu'entre 3 et 7 cm de dilatation.
Avant ça coincerait le travail et après ça serait inutile !

on est obligée d'être allongée pour le travail?
on doit vraiment être à jean ?

A Quimper en tout cas, le personnel medical ne nourrit pas les femmes en travail et ne permet les déplacements qu'aux femmes qui ne prennent pas la peri.

  Statistique de l'avancée d'une naissance pour un premier bébé en France

Prise de mesures effectuées après 2h de contractions regulières

Dilatation                   Heure

3 cm            3h du mat'
4 cm            4h du mat'
5 cm            5h du mat'
6 cm            5h45 du mat'
7 cm            6h30 du mat'
8 cm            7h15 du mat'
9 cm            7h45 du mat'
10 cm          8h15 du mat'

+ 1/2 h de poussée

Bébé arrive à 8h45 !



Comment acceler le travail ?

Par une perfusion d'ocytocine (hormone fabriquée par le corps pour provoquer les contractions)
Par une rupture artificielle de la poche des eaux (avec un ptit crochet) pour que bébé appuie directement sur le col
Par une peridurale thérapeutique


Les cas de déclanchements programmés

Par convenance personnelle quand papa est en deplacement ou qu'il y a d'autre enfants à placer dans la famille.
Par nécéssité medicale, diablete, hypertension, bébé en siège, infection ou maladie de la maman.

Comment on déclanche ?

On se donne rdv à DPA + 5 jours pour un déclanchement, rarement après.
( le liquide amiotique peut s'abimer et le placenta ne joue plus son role)
DPA = Date Previsionnelle d'Accouchement

A DPA + 72h examen du col
Si le col est ouvert ou mi long, c'est bon, on repart chez soi !
Si la sage femme peut passer un doigt, elle fera un decollement des membranes pour acceler la production d'ocytocine. ( ça veut dire qu'elle glissera son doigt entre la poche des eaux et la paroi uterine)
Si le col est fermé et long on pose un gel pour faire murir le col.

Le jour J, on vous demande de venir à jean pour 8h
Monitoring et prise de tension pendant 1h
On pose la perfusion d'ocytocine.
A 12h on pose la peri (presque inévitable en cas de declenchement)
A 18h on tiens bébé dans ses bras !

Voilà pour aujourd'hui.
Lundi on attaque la respiration !!!
C'est mon passage que j'ai hate d'y être !!!

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COURS 1 préparation

Premier Cours de Préparation à l'Accouchement



Je suis dans la salle d'attente. Il y a une autre future maman. Elle a un plus gros ventre que moi et elle a 15 jours de grossesse en moins. C'est le genre de detail sur lequel je bloque un peu. Moi aussi je veux un enorme ventre !!!! Limite je suis vexée ...

On discute un peu. Première grossesse pour nous deux.
Elle a 31 ans, j'en ai 22.
Elle attends un garçon, moi une Princesse.
Elle accouche en hopital à Quimper, moi où je pourrai.
Elle ne veut pas imaginer une cesa et ne prône que la peridurale.
J'espère me passer de la peri et je me suis preparée à la cesa.
Elle a peur de l'épisio moi c'est les forceps qui me font bloquer.
Elle surveille ses vergetures et je ne les regarde même pas.
Elle n'envisage que l'allaitement et le co-dodo, je suis plutot biberons et chambre à part.
Elle est pour le cosy à trimballer partout, je veux mon echarpe de portage.
Bref, je me dis que ça va être terrible ces séances avec autant de differences.

Pourtant non, une fois installées dans de confortables fauteuils en osier qui se balance, face à la sage-femme, on est identique. On est deux futures mamans qui venont pour être rassurée sur tout ce qui jusqu'à present étaient des bruit de couloirs ou des post de forums.

Le cours commence par une explication rapide et une entrée en matiere de ce qui contitue notre ventre dans l'état de grossesse.

Bébé, placenta, cordon, liquide amiotique et le tout bien en chaud dans l'uterus, bien fermé par un col (censé representé une sorte de goulot de bouteille)


Jusque là j'ai tout bon. Je me sens même des instincts de première de la classe.
Et puis evidemment, je redeviens le petit cancre quand elle entre dans les détails.

- Quoi ? le cordon il fait 1 metre de long ?
- Dans 80% des cas le bébé nait avec le cordon autour du cou ?
- Comment ça le bébé ne risque pas de s'etrangler avec le cordon ?
- Et pis c'est grave si ma fille elle est pas encore dans le bon sens ?
- Ha ? elle peut se retourner que le jour de l'accouchement (8% des cas) ?



Bon ...
Elle est gentille la sage-femme, toute souriante, avec son experience perso de ses accouchements, elle nous rassure sur certaines peurs.
Et oui! Au risque de paraitre ridicule, j'ai avoué flipper que bébé s'etrangle avec le cordon in utero ...
Et bin, ça n'arrive jamais, c'est impossible, question de densité il parait ...
Et pour le retournement, elle a tout son temps notre Princesse.
Je crois sur paroles dans ces cas là, une fois rassurée, je reste sur l'idée.

On passe ensuite à ce qui ne m'inquietait pas pour le moment.
Le moment fatidique de l'arrivée de la demoiselle !

Donc il y a trois parties.
Le travail, l'accouchement (appelé aussi l'expulsion), la delivrance.

On va approfondir la semaine suivante mais j'ai cru comprendre que si le travail pouvait durer entre 2 et 10h, l'accouchement lui ne depassait jamais la demi-heure (ou très rarement) et la delivrance c'est 3 minutes dans le quart d'heure qui suit.

Le plus dur c'est le travail, car c'est là que tu as (ou plutôt que je vais avoir) les fameuses contractions.
Donc pour resumer le travail c'est le moment où bébé descend dans le bassin.
Donc là entre en jeux la respiration du comment respirer calmement et tout ça.
Je t'en dirai plus après la prochaine séance.

La sage-femme voulait bien me dispenser des séances de prépa sur la poussée car sans peridurale, il est naturel et instinctif, presque animal de ressentir le besoin de pousser. Mais bon, je suis bonne élève et pis si je cède à la douleur, faudra que je puisse gerer sous peridurale.

Ensuite donc c'est l'expulsion, c'est le moment où bébé descend dans le col.
Et c'est là qu'on te dit de pousser evidemment !
Bref, la poussée, j'ai cru comprendre que c'etait comme une grosse envie d'aller à la selles mais que tu peux même pas serrer les fesses.
Bien sur on détaille ça la semaine prochaine sur 2 séances.

La delivrance ça s'apprends pas, faut juste retrouver la force de pousser encore pendant quelques minutes sinon la sage femme appuie sur le ventre et il parait que ça fait super super mal. Tout est relatif, on est censé avoir connue la plus grosse douleur du monde alors on peut ptetre tout faire après. A voir.

C'est là que les points de couture s'effectue en cas d'episiotomie.
L'épisiotomie c'est une incision effectuée à l'entrée du vagin quand bébé est trop gros pour passer. C'est indolore vu que tout est etiré au maximum et que ça se fait pendant une contraction.
La maman ne l'apprends qu'après l'accouchement car on ne s'en rend pas compte du tout avant.

- J'en veux surtout pas !!!!


Bah au final, après l'explication de la sage femme, je me dis que je prefere quand même une entaille sur 1cm faite par une professionnelle qui disparaitra en 3 jours avec les soins apropriés, plutôt que la fameuse dechirure qui se fait si on n'incise pas et qui peut s'etendre jusqu'à l'anus (et merci pour la vie sociale/sexuelle qu'on aurait voulu recuperer).

- Et bébé il arrive comment ? Il est où et à quel moment ?
- Dans quelle position il sort ?



Alors pendant le travail il est censé avoir la tête en bas. Evidemment si t'as pas de bol c'est en siege.
Certains cas de siege permettent un accouchement par voie basse quand même.
C'est le medecin qui a le dernier mot mais il en prends compte les voeux parentaux.

Si on est sous peridurale, on en profite pour envoyer des occytocines (un truc dans ce gout là) pour accelerer le travail pour que ça ne dure que 5 à 8h maxi.

Sans peridurale on laisse les choses se faire (les medicaments utilisés generant des contractions insuportables, les medecins ne les preconisent pas aux sans-peri)

Si bébé ne descend pas malgrès les contractions et que la dilatation (ouverture du col) n'avance pas (on peut attendre jusqu'à 12h au delà de 4cm), on envisage la cesarienne.
Tant que le col n'est pas ouvert à 10cm on ne peut pas faire sortir le bébé grace à la poussée.
Le col s'ouvre en général d'1cm par heure pour un premier bébé.

Cours sur la cesarienne sous 15 jours en même temps que celui sur la peridurale.

Une fois engagé dans le bassin, c'est l'accouchement en tant que tel avec les poussées. Bébé doit sortir tête en regardant le sol, puis on le tourne pour permettre aux epaules de passer sur le cotés et il est ensuite posé sur le ventre de maman.

Si bébé reste coincé au niveau du col on utilise :

- les intruments de torture !!!
(c'est sorti tout seul)



La sage femme esquisse un sourire et sort les forceps de son sac.
Hum ... on dirait deux couverts à salades en metal froid.
Et là je decouvre, stupéfaite, que cet outils est utilisé dans plus de 70% des accouchements !!!

Le choc ... Bon, ma petite Gwen, t'a interet à te preparer psychologiquement.

Bon au final c'est pas si terrible que ça et pis faut bien aider bébé à sortir.
On place donc les deux spatules sur le coté de la tête pour effectuer des petits mouvements de bascule et degager la tête du bébé. On ne tire pas la tête !!!!
Quelques fois bébé garde des petites marques sur les tempes, on place un bonnet et les marques disparraissent sous 24h.
La mauvaise réputation de ces fameuses cuilleres viendrait de nos grands-mères, à l'epoque on utilisait les forceps dès le travail car on ne faisait pas de césarienne facilement. Donc on tirait bébé depuis le fond de l'uterus.

- Outchhh ...
(pas pu m'empecher de serrer les cuisses)



Allez, on positive.
Les accouchements parfaits ça n'existe pas, y aura forcement un moment où ça va pas être genial mais bon, l'important c'est que au final la petite famille soit entiere et en bonne santé.
Elle est sympa la sage-femme. j'aime son franc parler. Au moins on sait à quoi s'attendre.

On attaque ensuite les signaux de dépard pour la maternité.


- Le bouchon muqueux ?



NON

Heureusement que c'est pas un signe d'accouchement parce que je l'ai perdu à 28sg après un toucher vaginal pas très delicat ...
Des fois on le perds avant, des fois pendant, des fois personne ne le remarque. Bref, on s'en fou.
Si tu veux savoir c'est quoi c'est un amas de glaires pas très ragoutant qui protege l'entrée du col.
C'est fait à base de secretions vaginales, de muqueuses et de debris uterins (tu es ravi de le savoir j'en suis sur ...) et de reste de sperme (vive les calins !!!)


- La perte des eaux ?



OUI

Mais attention, faut pas attendre ce signe là !!!!
Dans 80% des accouchements, la poche est percée par la sage femme pendant le travail.
Quand on perds les eaux, on a le temps de prendre une douche et faire son sac.
Il faut etre à la maternité dans 2h pour eviter les infections.

A la question naive de Miss Gwen :

-  peut on ne pas se rendre compte de la perte des eaux ?



La reponse est NON !

On ne peut pas, c'est impossible, du jamais vu, on est trempée et ça coule tout le temps ...
On tousse et ça recoule, on se lève et ça coule, après un escalier c'est de nouveau le déluge ...
Bref, rassurée la ptite nenette au fond de la classe qui flippait de pas s'en rendre compte.
Tiens, message au futur papa, quand on emmene la future maman à la mater et qu'elle a déjà perdu les eaux on place une serviette sous ses fesses dans la voiture histoire de pas tremper les sieges de la bagnole.

- Les Contractions ?



OUI mais pas n'importe lesquelles !

Un vrai depard en maternité c'est quand on a des contractions au moins toutes les 10 minutes pendant 2h et qui ne sont pas passées avec un bain.


- Et moi qui croyait qu'on devait attendre qu'elles soient douloureuses, ça veut dire que je me suis trompée ?



OUI, parce que la douleur n'est pas la même pour toutes les femmes.

Certaines n'ont de contractions douloureuses qu'à dilatation complète ...
L'important c'est la régularité des contractions.
Donc dès qu'on se rend compte que ça se suit, on demande au futur papa de noter les heures des contractions sur un calepin. Et on en profite pour reclamer les massages du dos parce que ça fait du bien !

- Et une contraction c'est quoi ?



Le ventre devient dur partout, il gonfle, il est pris en étau, parfois il pointe enormement en avant.
On peut voir ça comme une crampe de l'uterus.
En remontant une jambe, on voit si c'est bébé (alors le ventre devient mou) ou une contraction (ça part pas!).
La plupart des femmes ressentent le souffle coupé et l'impression que le coeur remonte dans la poitrine.

- Et avant le terme de la grossesse, on doit aller en maternité à quel moment ?



Encore une question de la maman flippée-flippeuse (c'est à dire moi)
Mais quand même ...

On file à la maternité quand :

- On a plus de 10 contractions en 10-12h
- On perd du sang (sans toucher vaginal ou calin avant car sinon c'est normal)
- On perd un liquide coloré (vert-marron-rouge)
- On a la vision trouble et des bourdonnements auditifs.
- On a le coeur qui palpite et on est prise de nausées.
- On ne sent plus bébé bouger depuis 10h
- On a besoin d'être rassurée tout simplement.


Pffiou ...
On en a appris des choses en 1h.
J'ai hate d'être à la séance prochaine, l'accouchement en detail et une analyse des mesures echographiques.

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02 août 2008

préparation à l'accouchement

La psychoprophylaxie :

Cette méthode est la plus connue et la plus pratiquée en France. Elle est souvent appelée "préparation à l'accouchement sans douleur".

Elle présente l'avantage de se faire tard dans la grossesse, vers le septième mois, et permet aux femmes qui travaillent de suivre les cours.

Elle est basée sur huit cours de préparation à l'accouchement souvent dispensés par les sages-femmes. Durant ces cours il vous est expliqué tout ce qui se passe dans votre corps lors de l'accouchement, quand partir à la maternité... Quelques exercices vous sont proposés afin de bien vous préparer à l'accouchement.

Elle vous permet d'avoir des bonnes connaissances sur le déroulement de l'accouchement, elle vous apprend à bien vous contrôler et cela permet d'atténuer la douleur.

En gros, c'est ce que relate ce site avec en plus une bonne interactivité avec la sage-femme et surtout d'autres femmes dans la même situation que vous.

 

La sophrologie :

Cette méthode est basée sur la respiration et la relaxation.

Elle commence en début de grossesse et se compose d'environ huit séances.

Durant ces séances, on vous apprend à vous relaxer en maîtrisant votre respiration, en relâchant tous vos muscles petit à petit. On vous apprendra également à visualiser de façon positive l'arrivée de votre bébé.

C'est la sophrologue qui par une voix douce et monocorde vous permettra de vous laisser aller vers l'état de relaxation visé et de visualiser les différents moments de la grossesse et de l'accouchement.

Il vous sera demandé de vous entraîner à la maison pour que les bienfaits de la sophrologie soit vraiment efficaces.

 

L'haptonomie :

Cette méthode est peu connue, c'est un accompagnement plus qu'une préparation à l'accouchement. Elle est basée sur le touché et à l'avantage de faire participer activement le futur papa à la grossesse.

Elle se commence tôt car dès le quatrième mois la présence du bébé devient palpable.

Par le touché la maman, comme le papa, peuvent inciter l'enfant à bouger, à se placer de telle ou telle façon... La maman pourra apprendre à le faire bouger à l'intérieur de son ventre en réalisant des mouvements ou des bercements ; ceci afin de faire prendre, au bébé, une position plus confortable pour elle comme pour lui.

Cette méthode à l'avantage de créer un lien supplémentaire entre le bébé et ses parents bien avant la naissance.

 

Le chant prénatal :

Cette méthode est basée, bien sûr, sur le chant.

Elle permet d'apprendre à contrôler son souffle de façon agréable, de se relaxer.

Par différentes vocalises, vous apprenez à respirer en sollicitant vos muscles, en les relâchant...

Cette méthode a également l'avantage d'apprendre des mélodies relaxantes qui pourront être réutilisées après la naissance de votre bébé pour le calmer.

Voici une explication plus complète du Dr. Alexandre Sacha CATOIRE :

" Le fœtus, dans le ventre de sa maman, reçoit vos vibrations sonores des chansons, votre voix sera pour lui le seul repère qui ne changera pas entre sa vie in utero et sa vie de nouveau-né... Par la suite, il reconnaîtra et s'apaisera à l'écoute des chants qu'il a entendus dans votre ventre...
Le chant prénatal va vous permettre de mieux vivre votre grossesse, de mieux préparer votre accouchement, physiquement et psychologiquement, de communiquer très tôt avec votre enfant, d'introduire dans cette relation vos autres enfants et ceux que vous chérissez et ainsi de préparer votre bébé à sa vie prochaine. En travaillant votre voix, vous allez apprendre à respirer convenablement, à améliorer certaines positions de votre corps et à assouplir votre bassin. Le chant est un art qui vous permettra d'aspirer à un certain équilibre. Au moment de l'accouchement, le chant est utile pour que vous puissiez trouver votre souffle au moment des contractions, en utilisant des sons graves qui abaissent le seuil de la douleur. Un bon cours doit comporter des vocalises."

 

Le yoga :

Elle se commence tôt dans la grossesse, vers le quatrième mois.

Elle permet d'apprendre à se relâcher totalement au niveau musculaire, de se détendre. Elle amène un mieux être et est un ressourceur d'énergie.

C'est une bonne méthode pour faire un véritable travail sur soi tant physique que psychique. De plus, il est possible de continuer le yoga après l'accouchement.

 

La gym en piscine :

Pour cette préparation, il est nécessaire d'avoir un certificat médical mentionnant qu'il n'y a aucune contre-indication à cette préparation.

Cette préparation se fait dans une piscine avec exclusivement des futures mamans. On vous fait faire des exercices pour tonifier votre corps, on vous apprend à maîtriser votre souffle... L'eau permet en outre de ne plus sentir les effets de la pesanteur et de vous détendre totalement.

Vous pourrez toujours continuer à faire des exercice après l'accouchement afin de reprendre votre taille de jeune fille.

Visites Pré-natales

Les sept visites prénatales

Obligatoires et remboursées à 100 % par la Sécurité sociale, les consultations qui rythment votre grossesse sont essentielles. Elles permettent de surveiller votre santé et de s'assurer du bon développement de votre bébé.


La visite du 3e mois

Cette visite chez le gynécologue se déroule après la 8e semaine d'aménorrhée.

Un interrogatoire précis
Sa durée est d'une demi-heure minimum. Le médecin commence par vous poser des questions sur vos conditions de vie : votre situation familiale (vie en couple ou seule, présence d'enfants en bas âge), la profession que vous exercez, le mode de transport et la durée quotidienne des trajets. Il voudra même savoir si vous vivez dans une maison ou en appartement, si vous montez des escaliers ou si vous prenez l'ascenseur ! Et, bien sûr, si vous fumez. Tous ces renseignements lui permettent de se faire une idée très précise des conditions dans lesquelles va se dérouler votre grossesse.
La séance de questions se poursuit avec les antécédents médicaux de la famille, puis les maladies que vous-même avez éventuellement contractées. Toutes ces données sont consignées dans un dossier médical.

Un check-up
Examen du coeur, des poumons, prise de la tension artérielle, vérification de l'état des veines afin de prévenir tout risque de phlébite, prescription de fer en cas d'anémie. Le médecin vous pèse et note le poids. Il recherche la présence d'albumine et de sucre dans les urines : le sucre peut évoquer la présence d'un diabète tandis que l'albumine permet de mesurer le bon fonctionnement des reins.

Un examen gynécologique
Le médecin procède à une palpation des seins afin de détecter la présence de nodules et à un toucher vaginal pour vérifier l'état du col de l'utérus. Grâce à cet examen, il mesure la taille de l'utérus, ce qui, associé à l'échographie, permet de connaître le terme et de prévoir, à quelques jours près, la date de l'accouchement. Il vérifie également que les ovaires ne présentent aucun problème et pratique un frottis.

Deux prescriptions
Il vous sera prescrit une prise de sang afin de connaître votre groupe sanguin et de s'assurer qu'il n'y a pas d'incompatibilité avec celui de votre enfant. On recherche également dans le sang une éventuelle syphilis, rubéole, toxoplasmose...Le dépistage du virus du sida n'est pas obligatoire mais vivement recommandé. Les virus des hépatites B et C sont également recherchés. Enfin, une échographie vous sera prescrite, à réaliser à la 12e semaine d'aménorrhée.

La visite du 4e mois

Pratiquée entre la 12e et la 16e semaine d'aménorrhée, cette consultation permet, entre autres, de faire le point sur la première échographie.

L'examen clinique
Recherche du sucre et de l'albumine dans les urines, tension artérielle, contrôle du poids. La sage-femme (ou le médecin) commence à vous parler de la question des kilos à prendre. Elle procède ensuite à un toucher vaginal afin de suivre l'évolution du col de l'utérus. Puis elle mesure la hauteur utérine, du pubis à la partie haute de l'utérus, pour évaluer la croissance du foetus. Elle écoute le coeur du bébé et le fait entendre à la future maman. Si vous avez eu des maux de ventre ou quelques saignements, c'est le moment de le signaler et de poser toutes les questions que vous désirez.

Les résultats de la prise de sang
Si vous n'êtes pas immunisée contre la toxoplasmose (une maladie parasitaire que vous pouvez transmettre à votre bébé), une prise de sang mensuelle sera nécessaire. La sage-femme vous demandera de respecter quelques règles d'hygiène simples afin de ne pas contracter la maladie: éloigner les chats, ne manger la viande que bien cuite et laver soigneusement les légumes. Si vous êtes immunisée, une autre prise de sang permettra de s'assurer que cette immunisation est ancienne et que votre bébé ne risque rien. Enfin, si vous devenez positive au cours de la grossesse, un traitement vous sera proposé. La syphilis et la rubéole sont de plus en plus rares. Cependant, le vaccin anti-rubéole est disponible. Mieux vaut le faire avant la grossesse.
La sage-femme abordera la question de la trisomie 21 et de son dépistage (certains médecins l'évoquent dès le début). Dans un premier temps, une prise de sang (ht 21) définira si vous appartenez à un groupe à risque ou non. Si c'est le cas, vous pouvez bénéficier d'une amniocentèse, ou ponction du liquide amniotique, pour détecter une éventuelle malformation. Seuls vous et votre conjoint pouvez prendre cette décision. N'hésitez pas, là aussi, à poser toutes les questions que vous souhaitez.

L'échographie
Elle permet de dater la grossesse de façon très précise, de mesurer l'épaisseur de la nuque (un autre moyen de dépister la trisomie 21) et de vérifier que le trophoblaste (précurseur du placenta) est déjà en place. Cette échographie plaît beaucoup car on y voit le bébé des pieds à la tête!

La visite du 5e mois

Il s'agit d'une consultation de routine. Entre la 17e et la 21e semaine d'aménorrhée, on vous prescrira une deuxième échographie.

L'examen clinique
Le sucre et l'albumine continuent d'être recherchés dans les urines : un mauvais fonctionnement des reins, démontré par le taux d'albumine, peut provoquer une pré-éclampsie (hypertension artérielle et prise de poids avec oedèmes). Mais c'est extrêmement rare. À ce stade, l'excès de sucre dans le sang révèle un diabète gestationnel, qui demande une surveillance très poussée.La sage-femme contrôle votre poids : dans l'idéal, il ne faudrait pas grossir de plus d'un kilo par mois. Elle prend votre tension (qui doit être inférieure à 14/9) et mesure la hauteur utérine. Un toucher vaginal permet de vérifier que le col de l'utérus n'est pas modifié. L'examen comporte désormais la palpation de l'abdomen pour situer le foetus et apprécier la quantité de liquide amniotique. Vous allez également pouvoir écouter le coeur de votre bébé. C'est une période durant laquelle vous vous sentirez vraiment enceinte !

La prescription de la deuxième échographie
On l'appelle échographie morphologique. Réalisée entre la 22e et la 24e semaine, elle permet d'examiner votre bébé sous toutes ses coutures. L'échographiste le mesure et repère d'éventuelles malformations. Il s'assure que le placenta est correctement placé et que le liquide amniotique est en quantité suffisante. Il est souvent en mesure de vous indiquer le sexe du bébé !

La visite du 6e mois

Cet examen a lieu entre la 22e et la 26e semaine d'aménorrhée. C'est le moment de lever le pied et de prendre davantage soin de vous.

L'examen clinique
La tension, le poids, la hauteur utérine sont de nouveau mesurés. Et le sucre et l'albumine recherchés dans les urines. Le dépistage de l'hépatite B est obligatoire au 6e mois de façon à ce que votre bébé soit vacciné à la naissance si nécessaire.La sage-femme vous pose des questions sur votre rythme de vie, à la maison et au travail. Si vous êtes anormalement fatiguée, n'hésitez pas à lui en parler. Elle pourra rechercher une éventuelle anémie et vous conseillera du repos. Elle vous proposera également de vous inscrire à des séances de préparation à l'accouchement.

L'échographie
La sage-femme la commente devant vous et vous voilà parfaitement rassurée! Elle vous indiquera si vous attendez une petite fille ou un petit garçon... à moins que vous ne préfériez l'ignorer.

La visite du 7e mois

Lors de ce bilan, qui a lieu entre la 27e et la 31e semaine d'aménorrhée, la sage-femme vous posera des questions afin de s'assurer que vous sentez bien votre bébé bouger en vous.

L'examen clinique
C'est souvent un cap : l'utérus grossit et le liquide amniotique augmente. On vous parle des contractions et vous explique à quoi elles ressemblent : le ventre se serre, il est dur et cela ne fait pas forcément mal. Si une douleur intervient, elle est proche de celle des règles. C'est le moment ou jamais de s'écouter et d'adapter son activité à la grossesse ! Une ampoule de vitamine D est souvent prescrite afin de favoriser l'apport de calcium pour le bébé. Il est temps de prendre rendez-vous pour la préparation à l'accouchement, si vous ne l'avez pas encore fait.

Le bon développement de votre bébé
Il bouge beaucoup car la proportion entre sa taille et la quantité de liquide amniotique est parfaite pour lui. Il peut se mouvoir à son aise ! La sage-femme vous questionne pour être sûre que vous le sentez et vous recommande de venir la voir à la moindre inquiétude ! Elle vous prescrit la dernière échographie.

La visite du 8e mois

Elle a lieu entre la 32e et la 36e semaine d'aménorrhée.

L'examen clinique
Il est identique aux précédents. La sage-femme s'assure que le col de l'utérus est fermé et que vous ne risquez pas d'accoucher prématurément. Il est toujours recommandé de venir la voir au moindre signe inquiétant ou en cas de contractions rapprochées. Il est à présent temps de prendre rendez-vous avec votre anesthésiste, que vous souhaitiez bénéficier d'une péridurale ou non.

L'échographie
Elle permet d'apprécier, de façon encore très relative, le poids et la taille de votre bébé : médecins et sages-femmes savent que la marge d'erreur est parfois encore grande. Ils observent également comment le bébé se présente. Il a maintenant pris la position idéale pour naître : la tête en bas, le visage tourné contre la colonne vertébrale et le dos vers l'avant. Le cliché donne aussi des indications précises sur l'implantation du placenta, qui doit normalement se positionner en hauteur.

La visite du 9e mois

Cet ultime rendez-vous a lieu à partir de la 37e semaine d'aménorrhée. La dilatation du col utérin permet de s'assurer de l'imminence de la naissance, et la position du bébé donne de précieuses informations pour le déroulement de l'accouchement.

L'examen clinique
Hauteur utérine, tension, recherche du sucre et de l'albumine, contrôle du poids, palpation de l'abdomen sont de nouveau au programme. Le col de l'utérus renseigne sur la proximité de la naissance. Durant la consultation, la sage femme ne vous parle pas de l'accouchement proprement dit car des réunions parallèles sont prévues à cette fin. Mais il est évident que les futures mamans peuvent poser toutes les questions qu'elles souhaitent. C'est à ce moment-là aussi que l'on voit comment se présente le bébé. Si c'est un siège ou si la maman a déjà subi une césarienne, une pelvimétrie est prescrite. Cet examen mesure le bassin et vérifie que la taille du bébé est compatible avec celle du bassin de la future maman.

Une huitième visite ?
Une huitième visite peut vous être proposée par la sage-femme ou votre médecin, afin de bien surveiller la fin de votre grossesse. Vous pouvez également éprouver le besoin d'aller les voir en dehors de cette date : n'hésitez pas, même s'il s'agit parfois d'une inquiétude injustifiée ! Il vaut mieux que vous soyez rassurée... Une fois toutes ces consultations terminées, vous voilà prête pour donner naissance à votre tout-petit !

Posté par Miss_Lys à 11:47 - Grossesse - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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