31 juillet 2008
RECAPITULATIF
les méthodes naturelles d'espacement des naissances
les méthodes définitives - la sterilisation
la contraception par injection
le diaphragme et la cape cervicale
l'implant contraceptif - Implanon
le sterilet - DIU - SIU - Mirena ou cuivre
les pilules progestatives ou micropilules
que faire en cas d'oubli de pilule ?
A l'attention de mon lecteur, je vais faire des posts questions reponses vu le nombre que j'ai déjà reçu de mails alors je vous demande juste de bien lire les posts sur la contraception avant de me demander conseils. J'ai dit le maximum et je ne repondrais pas à tout le monde. En tout cas j'essayerai.
30 juillet 2008
DIU - SIU - sterilet
Qu'est ce que c'est ? Comment ça marche ?
Un DIU (« dispositif intra-utérin », plus couramment appelé « stérilet », mais ce terme devrait être remplacé car un DIU ne rend pas stérile….) est un dispositif contraceptif inséré dans l'utérus.
Il existe deux types de DIU :
1°
les DIU au cuivre, mesurent 3, 5 cm de long, ils ont le plus souvent la
forme de la lettre « T », et sont en plastique, portant un ou plusieurs
manchons de cuivre. Plus la surface de cuivre est grande, plus le DIU
est efficace, car c'est le cuivre, qui est contraceptif : il rend les
spermatozoïdes inactifs. Le DIU est inséré dans l’utérus par un
médecin. Sa pose est très rapide (environ 2 minutes).
DIU ("stérilets") au cuivre disponibles en France en (2007) :
TT 380 : 380 mm² (efficace pendant 10 ans)
Gynelle 375 : 375 mm² de cuivre (efficace 5 ans)
MLCu 375 : 375 mm² de cuivre (efficace 5 ans)
NT 380 : 380 mm² (efficace 5 ans)
UT 380 : 380 mm² (efficace 5 ans)
L’existence
de deux tailles (« short » et « standard ») pour la plupart des DIU au
cuivre est justifiée par le fait qu’une femme sans enfant (dont
l’utérus est plus petit) peut parfaitement se faire poser un DIU.
En France, un DIU est agréé pour être laissé en place 10 ans. Les autres DIU peuvent être laissés en place 5 ans.
2°
le DIU hormonal contient une hormone progestative (lévonorgestrel)
délivrée en petite quantité pendant cinq ans. Cette hormone a plusieurs
effets :
– un effet contraceptif : elle épaissit les sécrétions du
col (« entrée » de l’utérus) et les rend infranchissables par les
spermatozoïdes.
– un effet thérapeutique : le DIU hormonal diminue
la durée et le volume des règles ainsi que les contractions
douloureuses qui les accompagnent ; certaines utilisatrices n’ont
d’ailleurs pas de règles pendant 5 ans, ce qui est sans danger pour la
santé ou la fertilité.
Comment se fait-on poser un DIU ?
Tous
les DIU sont mis en place au cours d’une consultation simple, soit par
un médecin généraliste, soit par un gynécologue. Avant la pose, il
peut-être utile d’effectuer une hystérométrie (on introduit dans
l’utérus une tige graduée afin d’évaluer la forme, les dimensions et la
sensibilité de l’utérus).
En principe, l’insertion d’un DIU est peu
ou pas douloureuse. Les femmes n’ayant jamais eu de grossesse peuvent
prendre des médicaments anti douleur 2 heures avant la pose.
Quelle est l’efficacité d’un DIU ?
Les DIU sont d’une très grande efficacité.Le DIU hormonal doit être inséré de préférence durant la semaine qui suit les règles. S’il est inséré plus tard dans le cycle, il faut utiliser des préservatifs entre la période de vos règles et deux jours après l’insertion du DIU hormonal (pour éviter qu’il y ait un risque de grossesse au moment de la pose).
Les
DIU au cuivre en revanche, sont efficaces dès le jour de leur
insertion. On peut les poser jusqu’au 19e jour du cycle (ou 5 jours
après la date théorique de l’ovulation).
Leur efficacité permet également de les utiliser comme contraception d’urgence.
Un DIU peut être retiré à n’importe quel moment, dès que la femme le
désire, par un médecin. Il suffit pour cela de tirer sur le fil attaché
au bout du DIU, et visible à l’entrée de l’utérus. Le fil est coupé
très court par le médecin. Il en reste un fragment assez long qui ne
gênera pas votre partenaire pendant les rapports sexuels, mais qui
permettra au médecin de retirer le DIU, avec une petite pince.
Le DIU hormonal est-il plus efficace que les DIU au cuivre ? Lequel choisir ?
La différence d’efficacité entre DIU au cuivre à 380 mm² de cuivre et DIU hormonal est très faible. Si vous devez choisir un DIU, ce n’est pas pour son efficacité, mais pour le confort qu’il vous procurera. Si vous avez des règles douloureuses et abondantes, il sera plus confortable utiliser un DIU hormonal. Si vous préférez avoir un cycle naturel et ne prendre aucune hormone, choisissez un DIU au cuivre.
Quels sont les avantages ?
La simplicité. Le confort. L’efficacité. La durée d’utilisation. L’absence d’hormones (pour le DIU au cuivre). Les effets thérapeutiques pour les règles douloureuses et abondantes (pour le DIU hormonal).
Quels sont les inconvénients ?
Les
DIU au cuivre peuvent allonger les règles. Si vos règles sont courtes
et peu abondantes, la différence sera imperceptible. Si vos règles sont
déjà abondantes, utilisez plutôt un DIU hormonal.
Le DIU hormonal
peut provoquer les mêmes effets secondaires que les contraceptions
contenant des progestatifs : saignements répétés ou au contraire
disparition des règles (ce qui est sans gravité) ; prise de poids ;
poussée d’acné.
Qui ne peut pas utiliser un DIU ?
Les
femmes ayant une malformation de l’utérus (ce qui est rare) ou un gros
fibrome : le DIU ne pourra pas être inséré ; celles dont le col
(orifice) de l’utérus est trop large en raison d’accouchements
multiples ou difficiles (le DIU risque d’être expulsé).
Les femmes ayant un cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre (avant traitement).
Les
femmes porteuses d’une IST (mais le DIU peut être inséré une fois que
l’IST a été traitée et a guéri depuis plus de 3 mois).
Les femmes ayant une infection génitale haute (de l’utérus ou des trompes) en cours, récidivante, ou datant de moins de 3 mois.
Les femmes ayant des saignements vaginaux inexpliqués.
Les femmes venant d’accoucher (il faut attendre entre 48 heures et 4 semaines après l’accouchement).
Les femmes ayant eu une infection après accouchement ou après avortement il y a moins de 3 mois.
Les femmes ayant eu une tuberculose génitale
Pour
le DIU hormonal, les contre indications sont les mêmes mais il faut
rajouter les contre-indications liées à l’hormone : phlébite, embolie
pulmonaire, cancer du sein, de l’endomètre ou de l’ovaire, tumeur
(bénigne ou maligne) du foie, maladie aigue du foie (hépatite virale
aigue).
Le DIU ne nécessite pas de surveillance particulière.
Cependant, un suivi gynécologique régulier est nécessaire, comme pour
les toutes les femmes (n’ayant pas de problème gynécologique) : un
frottis vaginal de dépistage au minimum une fois tous les 3 ans à
partir de 25 ans est la seule surveillance recommandée.
L’âge fixé
pour faire le premier « frottis de dépistage » est 25 ans pour toute
femme ayant eu des rapports sexuels (vous pouvez néanmoins le faire
faire dès 20 ans si vous le souhaitez). Le deuxième frottis peut être
fait un an plus tard si le 1er frottis est normal, puis tous les 3 ans.
A qui dois-je m'adresser (gynécologue ou généraliste) pour me faire poser un DIU ?
A
votre médecin traitant. Si lui-même ne pose pas les DIU, il peut vous
indiquer un gynécologue qui les pose aux femmes sans enfant (s’il en
pose aux femmes sans enfant, il en pose à toutes les femmes).
A un Centre de planification et d'éducation familiale (CPEF).
A un gynécologue.
Les DIU sont-ils remboursés ?
Tous les DIU (au cuivre et hormonal) sont remboursés à 65% par l’Assurance maladie.
l' oubli de pilule
Je fais quoi, j'ai oublié ma pilule ?
Alors, je réponds systematiquement ou presque la même chose, je module tout de meme si il ya des questions differentes ou des informations precises. Mais voilà ce que tous le monde devrait savoir ! Et comme c'est d'utilité publique vu le nombre d'IVG ayant pour cause l'oubli de pilule, ça devrait etre appris par coeur dès l'entrée au collège.
C'est un risque de grossesse. Parce que tout oubli peut
entrainer une ovulation et que toute ovulation peut mener à une
grossesse quand il y a rapport sexuel.
Lors d'un oubli de pilule, il faut prendre la pilule du lendemain dans les 72h (plus c'est tot mieux c'est)
Elle s'appelle NORVELO et est vendu en pharmacie ou donnée dans les collèges/lycées et planning familiaux.
Si tu as eu des rapports dans les 5 jours precedents l'oubli ou
dans les 7 jours après, tu encours un risques de grossesse. Un oubli
peut suffir pour declancher l'ovulation. Et le sperme peut resister
longtemps dans l'uterus...
Statistiquement, tu encours des risques.
Donc, si tu es en cours de pilule, tu ne fais pas la pause des 7
jours, tu enchaines directement avec une autre plaquette et tu regarde
ta notice et tu te protege (soit 7 jours, soit 1 mois, en fonction de
ta notice). Et si tu as dejà commencé ta pause, tu reprend ta pilule
dès la fin de la pause quoi qu'il arrive, et encore une fois, en
fonction de ta notice, tu respecte le delai de protection.
Que tu ais des saignements de privations s'apparantant ou non à des
regles, tu fais un test de grossesse. parce que le taux d'homrone de
grossesse peut etre inferieur de celui de ta pilule, et tu peux avoir
des regles alors que tu es enceinte.Bref, les regles/saignements ne
sont ni un signe de grossesse, ni un signe d'absence de grossesse.
test pipi -pharmacie - 10/12 euros : 23 jours après le dernier rapport sexuel à risques.
prise de sang en laboratoire - 20 euros remboursé si ordonnance : 13 jours après le dernier rapport sexuel à risques.
Methodes naturelles
Qu'est ce que c'est ? Comment ça marche ?
On qualifie de « naturelles » toutes les méthodes qui visent à identifier la période de l’ovulation de manière à éviter d’avoir des rapports sexuels fécondants à ce moment-là. Ces méthodes vont des plus simples aux plus sophistiquées.
L'abstinence périodique ou méthode Ogino :
(du nom du chirurgien japonais qui la proposa) : elle consiste, pour une femme dont le cycle est régulier, à éviter les rapport sexuels non protégés pendant les jours « fertiles » qui précèdent ou suivent l’ovulation. Malheureusement, l’ovulation est imprévisible et peut se produire à n’importe quel moment, même chez les femmes dont le cycle est « régulier ».
La "méthode des températures" :
la
température habituelle de la femme s’élève de 0,2 à 0,4 °C (de 36,7 à
37,1° C, par exemple) au moment de l’ovulation. Comme l’ovocyte vit
seulement vingt-quatre heures, les rapports sexuels non protégés qui
ont lieu plus de trois jours après l’élévation de température ne
peuvent, en principe, pas entraîner de grossesse. Mais l’ovulation peut
avoir lieu n’importe quand. Et si l’on a eu un rapport sexuel les jours
qui précédent l’ovulation, les spermatozoïdes qui vivent jusqu’à 5
jours dans l’appareil génital de la femme, peuvent féconder l’ovocyte.
Pour
déterminer la date de l’ovulation, il faut prendre sa température tous
les matins à la même heure, au lit, avant de se lever... Et un simple
rhume peut faire monter la température.
L’observation de la glaire cervicale ou « méthode de Billings » :
à l’approche de l’ovulation, les sécrétions du col de l’utérus (ou « glaire cervicale ») se modifient ; elle deviennent plus abondantes, plus fluides et provoquent un écoulement vaginal (ou « pertes blanches »), caractéristique. Mais beaucoup de choses peuvent modifier la glaire et sa consistance : le désir sexuel, le sperme, les infections vaginales… La méthode nécessite d’examiner la glaire avec ses doigts.
Le système Persona :
avec un minilecteur informatisé, on mesure la quantité d’hormones fabriquées par les ovaires au moyen d’une bandelette plongée dans les urines du matin. Le lecteur indique si la journée est « sûre » (lumière verte) ou « à risque » (lumière rouge), c’est-à-dire proche d’une ovulation. Le système Persona est en vente en pharmacie, sur le site Internet du fabriquant et en grande surface. Il est coûteux et ne convient pas à la contraception des adolescentes. Il existe par ailleurs d'autres tests d'ovulation, mais les préservatifs sont moins chers et plus fiables.
Le retrait :
Pour être efficace, le retrait nécessite de la part de la femme une
grande confiance en son partenaire, et de la part de l’homme, une
excellente connaissance des signes du moment de l’éjaculation (qui est
réflexe, donc impossible à contrôler…).
Quelle est son efficacité ? Qu’est-ce qui peut compromettre cette efficacité ?
La méthode du retrait comporte entre 4 et 20 % d’échecs...
L’éjaculation peut être parfois incontrôlable. De plus, les premières
gouttes de sperme, qui peuvent contenir beaucoup de spermatozoïdes,
sortent parfois sans que l’homme ne les sente : le liquide
pré-éjaculatoire contient des spermatozoïdes en nombre suffisant pour
féconder l’ovocyte
A conseiller aux couples qui n’ont pas d’autre méthode à sa disposition peut choisir
le retrait pour éviter une grossesse. Les couples qui désirent espacer
les grossesses (et accepteraient une grossesse non programmée) et qui
ne veulent pas utiliser de contraception hormonale, peuvent utiliser le
retrait en alternance avec les préservatifs.
La méthode MAMA (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée) :
Cette méthode est utilisable pendant les 6 premiers mois après la naissance ou au moins jusqu’au retour de couches. Toutefois, cette méthode est très contraignante : elle suppose pour être efficace, un allaitement exclusif, à la demande, jour et nuit et l’absence de règles. Parlez-en avec votre médecin.
Quelle est l’efficacité des méthodes naturelles ? Qu’est-ce qui peut la compromettre ?
Leur efficacité est très variable (jusqu’à 20 % d’échecs), selon le couple, la femme, le mode de vie de chacun, etc. Même lorsque la femme connaît exactement la date de son ovulation (ou pense qu’elle la connaît) les méthodes naturelles sont très imprécises et peu fiables, car l’ovulation peut être avancée ou reculée par toutes sortes d’événements, à commencer par les émotions !
Quelles sont leurs avantages ?
Les méthodes sans appareillage sont gratuites, et ne nécessitent aucun matériel (sauf Persona).
Toutes les méthodes naturelles peuvent être associées aux méthodes « barrière » (préservatifs, diaphragme, capes, spermicides).
Quelles sont leurs inconvénients ?
Une méthode naturelle peut être parfaitement satisfaisante pour espacer les grossesses si le couple peut se passer de rapports sexuels avec pénétration pendant plusieurs jours. Et si le couple est prêt à accepter une grossesse, même si elle n’était pas prévue (car ces méthodes sont peu fiables).
Qui peut les utiliser ?
Tout le monde peut utiliser les méthodes naturelles, puisqu’elles ne sont ni invasives, ni dangereuses pour la santé.
La pilule - généralités
La pilule est-elle une contraception efficace ?
L’efficacité de la pilule est très grande, supérieure à 99 %. Mais elle peut être compromise par les oublis (plus ou moins graves selon le type de pilule) ; les effets indésirables (nausées, diarrhées) qui conduisent à l’arrêter ; et par l’interaction avec certains médicaments.
Est-ce qu'il y a des pilules plus efficaces que les autres ?
Lorsqu’elles sont prises sans oubli, les deux types de pilule sont d’efficacité identique, surtout à partir de 35 ans, lorsque la fécondité a un peu diminué.
Quand on prend la pilule pour la première fois, au bout de combien de temps est-elle efficace ?
- Une pilule combinée bloque l’ovulation au bout de 7 jours.
- Une pilule microprogestative est efficace au bout de 48 heures.
-
Un traitement progestatif est efficace comme une pilule progestative au
bout de 48 heures et il supprime l’ovulation comme une pilule combinée
au bout de 7 Jours.
Si vous commencez une pilule combinée la seule
précaution à prendre est d’utiliser des préservatifs en cas de rapport
sexuel pendant les 7 premiers jours de pilule.
Si vous prenez une
pilule progestative ou un traitement progestatif, vous pouvez aussi
commencer n’importe quand et il suffit d’utiliser des préservatifs
pendant les deux premiers jours de la plaquette.
Dans un cas comme
dans l’autre, il est préférable de vous assurer, en faisant un test de
grossesse que vous n’êtes pas enceinte au moment où vous commencez la
pilule.
Si vous ne commencez pas votre pilule le 1er jour du cycle, vous pourrez avoir des saignements en cours de plaquette.
Quelques différences entre pilules combinées et pilules progestatives
L’effet
d’une pilule microprogestative ne dure que 27 heures. Il faut donc la
prendre tous les jours. Comme elle ne supprime pas l’ovulation, les
règles surviennent le plus souvent à la date attendue, malgré la prise
de la pilule en continu.
Une pilule combinée, en revanche, supprime
l’ovulation. De sorte que si elle la prenait en continu, l’utilisatrice
n’aurait pas de règles. L’arrêt de la pilule combinée pendant 7 jours
entre deux plaquettes provoque des saignements uniquement dus à cet
arrêt. L’arrêt est de 7 jours parce que cela permet de commencer les
plaquettes successives toujours le même jour de la semaine.
la micropilule ou la pilule progestative
Qu'est ce que c'est ?
Comment ça marche ?
Les
pilules progestatives ne contiennent qu’une seule hormone, un
progestatif, en quantité très faible. Leur principal effet est
(supprimé : d’abord) d’épaissir les sécrétions du col (entrée) de
l’utérus et d’empêcher le passage des spermatozoïdes.
Les pilules
microprogestatives (PP) ne bloquent pas systématiquement l’ovulation.
Chez certaines femmes, ces pilules suppriment l’ovulation, et les
utilisatrices alors n’ont pas de règles.
Les traitements
progestatifs sont habituellement utilisés pour traiter certaines
maladies (endométriose, règles hémorragiques, fibromes, troubles du
cycle par manque de progestérone, troubles de la pré-ménopause). Pris 3
semaines par mois, ils suppriment l’ovulation comme les pilules
combinées – et rendent la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes
et l’utérus inapte à recevoir l’œuf.
Qui peut ou ne peut pas utiliser une pilule progestative à faible dose ?
Ce type de pilule peut être utilisé sans danger par l’immense majorité des femmes, et tout particulièrement par celles qui ont des contre-indications aux pilules combinées. Si vous avez eu de l’acné, les pilules microprogestatives peuvent la « réveiller ». Elles peuvent aussi favoriser une prise de poids chez certaines femmes prédisposées. Elles entrainent souvent des troubles des règles (saignements entre les règles, règles irrégulières).
Comment prend-on une pilule progestative microdosée ?
Les pilules progestatives doivent être prises 365 jours par an, chaque jour à la même heure. Le retard de prise ne doit pas dépasser 3 heures.
Liste des pilules progestatives disponibles en France (en 2007) :
Cérazette
Microval
Milligynon
Ogyline
Traitements progestatifs bloquant l'ovulation (à condition d'être pris 3 semaines sur 4), disponibles en France (en 2007) :
Lutényl
Lutéran
Surgestone
Orgamétril
Primolutnor
Ils
ont les mêmes effets indésirables possibles que les pilules
progestatives (acné, prise de poids si vous y êtes prédisposée).
La pilule combinée
Qu'est ce que c'est ?
Comment ça marche ?
Ce
sont les plus prescrites en France. Elles contiennent un progestatif
(lévonorgestrel, noréthisthérone, désogestrel, norgestimate, gestodène)
ET un estrogène : l’éthinylestradiol ou « EE ». Leur composition est
inscrite sur la boîte.
Elles agissent par 3 mécanismes :
- elles bloquent l’ovulation
- elles rendent la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes
- elles empêchent l’implantation de l’oeuf dans l’utérus
Qui peut utiliser une pilule combinée ?
Les
pilules combinées sont une excellente contraception pour beaucoup de
femmes, mais elles ne sont pas utilisables par toutes les femmes.
Les principales situations dans lesquelles la pilule combinée est contre indiquée :
- chez les femmes qui ont souffert par le passé ou souffrent
actuellement d’un accident vasculaire cérébral (« attaque cérébrale »),
d’angine de poitrine (angor) ou d’un infarctus du myocarde, d’une
phlébite quelle qu’en soit la cause (accident, phlébite sous plâtre) ou
d’une embolie pulmonaire ;
-
chez les femmes dont le père ou la mère, un frère ou une sœur ont
souffert d’une phlébite, d’une embolie pulmonaire, d’un accident
vasculaire avant 45 ans, ou d’anomalies de la coagulation révélées à la
prise de sang ;
- chez les femmes ayant une prédisposition
héréditaire acquise à la thrombose (formation de caillots) artérielle
ou veineuse, confirmée par des anomalies de la coagulation à la prise
de sang.
- chez les femmes souffrant d’obésité importante (chez ces femmes, la pilule combinée est aussi moins efficace)
- chez les femmes handicapées souvent alitées ou se déplaçant en fauteuil roulant ;
-
chez les femmes de plus de 35 ans qui fument (ou les femmes qui fument
plus de 15 cigarettes par jour quel que soit leur âge) ;
- chez les femmes dont la tension est toujours supérieure à 160/95 ;
-
chez les femmes souffrant de migraines intenses accompagnées de signes
neurologiques (troubles visuels, paralysie d’une main ou du visage,
etc.) ;
- chez les femmes souffrant d’un diabète grave avec
complications vasculaires (avec atteinte de la rétine, des reins, des
artères ou du coeur).
- chez les femmes ayant une maladie grave du foie ou une tumeur du foie (bénigne ou maligne, ancienne ou évolutive)
- chez les femmes ayant une insuffisance rénale sévère ou aigue
- chez les femmes ayant ou ayant eu un cancer du sein ou de l’utérus.
- chez les femmes ayant des saignements vaginaux d’origine inconnue.
- chez les femmes qui allaitent
- chez les femmes ayant des troubles lipidiques (cholestérol total supérieru à 3g/l. par exemple).
Comment prend-on une pilule combinée ?
La
plupart des pilules combinées sont présentées en plaquettes de 21
comprimés. On prend sa pilule, tous les jours à heure fixe, pendant 21
jours et on arrête 7 jours pour « avoir ses règles ». En cas d’oubli de
pilule supérieur à 12 h, on n’est plus protégé.
Il existe par
ailleurs des plaquettes de 28 comprimés (24 comprimés actifs + 4
comprimés placebo ou 21 comprimés actifs + 7 comprimés placébo).
Liste des pilules combinées disponibles en France (en 2007) :
Adepal, Belara
Carlin 20, Carlin 30
Cilest, Cycléane 20, Cycléane 30
Daily Gé (générique de Trinordiol)
Efezial 20, Efezial 30
Felixita 20, Felixita 30
Effiprev
Gestodène-éthinylestradiol
Harmonet, Jasmine, Jasminelle
Ludéal Gé (générique de Minidril)
Méliane
Mélodia (pilule à 28 comprimés : 24 comprimés actifs + 4 placebos)
Mercilon / Ethinylestradiol 30/ Desogestrel 150
Minesse (pilule à 28 comprimés : 24 comprimés actifs + 4 placebos)
Minidril, Miniphase, Minulet
Mirlette 20 (générique de Mercilon)
Mirlette 30 (générique de Varnoline)
Mirtinu (Générique de Varnoline Continu)
Moneva, Ortho-Novum 1/35
Perleane, Phaeva
Stédiril, Triafémi
Tricilest, Triella
Triminulet, Trinordiol
Varnoline / Ethinylestradiol 30/ Desogestrel 150
Varnoline continu (Varnoline + 7 comprimés placebo)
Methode définitive - sterilisation
A-t-on le droit de se faire opérer ?
Depuis
2001, la loi* autorise toute personne majeure qui en fait la demande à
subir une intervention chirurgicale à visée contraceptive (vasectomie
pour l’homme ou ligature des trompes pour la femme).
La
stérilisation à visée contraceptive ne peut être pratiquée que si la
personne intéressée a exprimé une volonté libre, motivée et délibérée
après avoir reçue une information claire et complète sur ses
conséquences.
Lors de la première consultation médicale, le médecin
apporte des informations sur les méthodes contraceptives alternatives,
sur les techniques de stérilisation qui existent et remet un dossier
d’information à la personne.
L’intervention n’est réalisée qu’après un délai de réflexion de 4 mois après cette première consultation médicale.
Il
n’y a pas de condition d’âge, de nombre d’enfants ou de statut marital.
En revanche, la stérilisation à visée contraceptive ne peut être
pratiquée sur une personne mineure.
Seule la personne concernée par
l’intervention a la responsabilité du choix d’une stérilisation et
donne son consentement. Le médecin peut refuser de pratiquer
l’intervention lui-même mais il doit en informer la personne ou le
couple en demande dès la première consultation et doit les diriger vers
un praticien qui la fera.
*Loi n°2001-588 du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception.
Ce qu'il faut savoir :
La
stérilisation a visée contraceptive doit être considérée comme
définitive : les réparations chirurgicales, le plus souvent, ne
rétablissent pas complètement la fécondité, et entraînent parfois des
complications (grossesses extra-utérines, en particulier).
La vasectomie (intervention
destinée aux hommes) se fait en un quart d’heure sous anesthésie
locale. Il faut cependant environ trois mois pour que l’homme n’ait
plus de spermatozoïdes actifs. Pendant cette période de « transition »,
une contraception (préservatifs ou autre) est donc indispensable pour
éviter un risque de grossesse.
La « ligature des trompes »
(intervention destinée aux femmes) nécessite une hospitalisation de 24
à 48 heures et une anesthésie générale. Elle peut se faire par voie
abdominale, par coelioscopie ou par voie vaginale. Elle peut avoir des
suites douloureuses (douleurs abdominales).Contrairement à la
vasectomie,elle est efficace immédiatement.
Une nouvelle méthode d’intervention chirurgicale féminine,
par hystéroscopie (par les voies naturelles), sans anesthésie générale
ni hospitalisation, est de plus en plus pratiquée en France. La méthode
n’est efficace qu’au bout de 3 mois, pendant cette période une
contraception est donc indispensable.
Les ligatures de trompes et
les méthodes endoscopiques sont pratiquées par les
gynécologues-obstétriciens, qui sont chirurgiens ; les vasectomies sont
pratiquées par les urologues. Ces interventions sont réalisées en
établissement de santé (public ou privé).
Note importante :
L’efficacité
de la stérilisation à visée contraceptive n’est pas garantie à 100%
elle est variable en fonction des différentes méthodes.
Avant l’âge
de 35 ans, une ligature des trompes par clip ou anneaux est moins
efficace qu’une contraception réversible. En effet, il peut y avoir des
échecs de ligature des trompes dus à des reperméabilisations spontanées
(la circulation des ovocytes dans les trompes redevient possible)
Dans
tous les cas, en attendant que vous ayez choisi une méthode, vu un
chirurgien et renouvelé votre demande après 4 mois de réflexion, il est
important d’utiliser une contraception...
A savoir :
La stérilisation à visée contraceptive n’est pas autorisée pour les personnes mineures d’après la loi de 2004.
La
stérilisation à visée contraceptive ne peut être pratiquée sur une
personne majeure handicapée mentale placée sous tutelle ou curatelle
que lorsqu’il existe une contre-indication absolue aux méthodes
réversibles de contraception ou une impossibilité avérée à les mettre
en œuvre efficacement.
Le juge des tutelles peut autoriser
l’intervention après avoir entendu la personne concernée, ses parents
ou son représentant légal, toute personne dont l’audition lui paraît
utile et après avoir recueilli l’avis d’un comité d’experts qui
apprécie la justification médicale de l’intervention, ses risques et
ses conséquences.
les injections de progesterone - médroxyprogestérone
Qu'est ce que c'est ?
Comment ça marche ?
Un progestatif de synthèse (médroxyprogestérone) est injecté par piqûre dans la fesse tous les trois mois. Pendant 12 semaines, le produit assure une contraception constante.
Comment les utilise-t-on ?
Les injections doivent être faites à intervalles réguliers par un médecin ou une infirmière.
Quelle est leur efficacité ? Qu'est-ce qui peut compromettre cette efficacité ?
Lorsque les intervalles d’injection sont respectés, l’efficacité est de 99 % (moins de 1 % d’échecs). Cette efficacité augmente avec l’âge de l’utilisatrice mais peut être diminuée par certains médicaments (rifampicine, phénylbutazone, certains anti-épileptiques).
Quels sont les avantages et les inconvénients des progestatifs injectables ?
Les progestatifs injectables sont très efficaces, mais ils peuvent avoir les mêmes effets indésirables que l’implant (notamment la prise de poids et les troubles des règles). Or, une fois injectés, il n’est plus possible de les retirer, il faut attendre que leurs effets cessent. Leur principal effet secondaire, l’irrégularité du cycle, peut être un arrêt des règles ou des règles irrégulières et très fréquentes.
Qui peut l’utiliser ? À qui la méthode est-elle conseillée ?
Comparée aux autres méthodes existantes, elle n’est ni aussi pratique, ni aussi confortable. Elle peut cependant être adoptée par les femmes qui ne peuvent pas utiliser d’autre méthode contraceptive.
La méthode des injections de progestatifs est contre-indiquée dans les cas suivants :
- cancer du sein,
- cancer de l’endomètre (muqueuse de l’utérus),
- obésité,
- diabète,
- hypertension artérielle,
- règles abondantes et/ou saignements entre les règles non explorés,
- fibrome utérin,
- hépatite ou antécédent récent d’hépatite,
- maladies du foie au stade d’insuffisance hépatique,
-
maladies thrombo-emboliques artérielles et veineuses (phlébite =
caillot dans une veine, embolie pulmonaire, infarctus, accident
vasculaire cérébral, caillot dans une artère des membres inférieurs).
Par
ailleurs, les progestatifs injectables réduisent le taux normal des
oestrogènes (« hormones féminines naturelles ») et ainsi provoquent une
diminution de la densité minérale osseuse, d’où un risque
d’ostéoporose. Ce type de contraception n’est donc pas recommandé :
- chez les adolescentes et les adultes jeunes (en période de constitution du capital osseux)
-
chez les femmes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose (par
exemple consommation chronique d’alcool et/ou de tabac, antécédent de
fracture ostéoporotique chez la mère, traitement au long cours par des
corticoïdes de synthèse…).
Anneau vaginal - Nuvaring
Qu'est ce que c'est ? Comment ça marche ?
L’anneau vaginal est un anneau flexible en plastique poreux qui contient une association d’hormones (estrogène + progestatif), comme une pilule combinée. On l’insère au fond du vagin et à la chaleur du corps, les hormones diffusent à travers la paroi vaginale et passent dans le sang.
Comment l'utilise-t-on ?
L’anneau est efficace pendant trois semaines. Il doit être inséré le plus profondément possible dans le vagin, mais sa position n’a pas d’importance en soi. Ce qui importe, c’est qu’il tienne, et que vous ne le sentiez pas. On l’insère au fond du vagin, comme si c’était un tampon et on le garde pendant trois semaines. Au bout de trois semaines, on enlève l’anneau. Pendant la quatrième semaine, des « règles » apparaissent. Puis on en remet un autre. Pendant les 7 premiers jours, lors de sa première utilisation, il faut utiliser en plus une méthode barrière (comme des préservatifs) pour éviter les risques de grossesse non prévue.
Est-ce que c'est efficace ?
Oui,
comme une pilule combinée, avec une sécurité supplémentaire : on le
porte toujours sur soi, sans avoir à y penser, pendant trois semaines.
Attention aux erreurs d’utilisation :
Il
peut être expulsé (après un rapport sexuel, par exemple). S’il est
expulsé, vous devez le remettre en place. En revanche, s’il est expulsé
depuis plus de 3 heures, vous devez prendre les mêmes précautions
qu’après un oubli de pilule supérieur à 12h.
Comme pour la pilule
combinée, c’est surtout le fait d’oublier de le remettre après la
semaine d’arrêt qui fait courir le risque d’une grossesse.
Quels sont les avantages ?
Il est plus pratique qu’une pilule pour celles qui ont tendance à l’oublier. On l’a toujours sur soi.
Quels sont les inconvénients ?
Il
peut provoquer les mêmes effets secondaires qu’une pilule combinée
(nausées, gonflement douloureux des seins, saignements, etc.)
Il ne peut pas être utilisé par les femmes à qui la pilule combinée est contre indiquée.
Il n’est pas remboursé.
Il est parfois gênant pendant les rapports sexuels.
Qui peut l'utiliser ? A qui est-il conseillé ?
Il peut convenir aux femmes de moins de 40 ans qui ne veulent pas prendre de comprimés tous les jours, en particulier aux femmes qui se déplacent beaucoup et subissent le décalage horaire. Il peut aussi être utilisé de manière temporaire par une femme qui désire partir en voyage pendant quelques semaines sans devoir penser à sa pilule tous les jours.
Où se le procurer ?
Il est délivré en pharmacie sur ordonnance du médecin.
